Windows: Microsoft capitule et devrait proposer le choix entre plusieurs navigateurs

CONCURRENCE L'entreprise a fait une proposition à la Commission européenne...

Philippe Berry

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Les logos des principaux navigateurs (Internet explorer, Firefox, Safari, Chrome et Opera)

Les logos des principaux navigateurs (Internet explorer, Firefox, Safari, Chrome et Opera) — DR

Une victoire pour les consommateurs. Après sa proposition ridicule de fournir Windows 7 sans navigateur Internet, Microsoft a finalement cédé et accepté de laisser le choix entre plusieurs navigateurs sur le vieux continent –ceci afin de répondre aux griefs de la Commission européenne. C'est cette dernière qui l'a annoncé dans un communiqué publié vendredi soir.

>> Les détails de la proposition de Microsoft (en anglais) ici
 

La Commission «se félicite» de cette proposition, sans formellement l'accepter. Comme promis, Microsoft publie tous les détails ici.


L'entreprise s'oriente vers un «ballot screen», un écran qui proposera plusieurs choix de navigateurs à l'utilisateur, une fois sa connexion détectée. Comme montrée sur ce document PowerPoint, seront proposés: Internet Explorer, Firefox, Safari, Chrome et Opera. Une brève description (a priori choisie par chaque société et pas par Microsoft) accompagnera le tout, avec un lien «installer».

Windows XP et Vista également concernés

Pour rappel, les constructeurs de PC ont déjà la possibilité de customiser les versions de Windows qu'ils préinstallent sur leurs machines –avec, par exemple Firefox déjà préinstallé. Mais si Microsoft met en application sa proposition, le choix du navigateur devrait alors également concerner les dvd de Windows 7 vendus dans le commerce.

Problème, Windows 7 est passé en version RTM cette semaine, et est en cours d'acheminement chez les constructeurs... dans une version 7E spéciale Europe, dépourvue de tout navigateur. Si la Commission donne sa réponse rapidement, Microsoft devrait avoir le temps de travailler avec les constructeurs pour intégrer ce choix multiple. Dans le cas contraire, pas de souci: il sera toujours possible d'installer le petit logiciel via Windows update.

C'est d'ailleurs cette solution qui sera utilisée pour étendre ce choix de navigateurs à Windows XP et Vista. Microsoft promet de déployer cette mise à jour pour ces anciens systèmes d'exploitation «entre trois et six mois après la validation de l'UE».

Si l'acharnement de la Commission européenne peut surprendre, il faut se rappeler que la bataille a commencé il y a bien longtemps. A une époque où Internet explorer dominait le marché de manière hégémonique. Mais de 95% en 2004, la part de Microsoft a fondu à 60-70% (selon les statistiques) aujourd'hui.



Cette décision est-elle une bonne chose pour le consommateur, ou la Commission s'acharne-t-elle inutilement, tout le monde pouvant déjà changer de navigateur en quelques clics?