La plateforme est intégrée au navigateur Opera 10 (disponible sous Windows, Mac OS X et Linux), mais les services sont ensuite accessibles depuis n'importe quel navigateur. Pour l'instant, Unite propose six services de base:
Dans l'absolu, aucun service révolutionnaire, donc. Mais Opera parle de «démos» et invite tous les développeurs à se mettre au boulot. Ils promettent l'émergence «d'une nouvelle classe d'applications sociales auxquelles les gens se connectent directement, sans passer par un intermédiaire qui contrôle des serveurs». Facebook, qui avait à demi mot clamé –avant de faire marche arrière – être propriétaire des données de ses membres en février dernier, appréciera.
Dans l'état actuel, Opera Unite n'est que dans une toute jeune version alpha. L'interface est cependant déjà simplissime, même pour les néophytes de l'informatique. Tout se fait en quelques clics pour choisir les répertoires à partager ou créer une chat-room. Il n'y a rien à configurer.
Pendant un essai du chat, le connexion au serveur (notre machine, donc) a été perdue «inopinément». C'est là le talon d'Achille du système: s'il est amené à se développer, il va falloir que les FAI améliorent grandement la bande passante en émission, surtout dans un pays tiers-mondiste comme les Etats-Unis.
Et déjà, plusieurs experts en sécurité jugent que protéger l'accès à ses contenus par de simples mots de passe est «une catastrophe potentielle». Quant au problème de fichiers violant les droits d'auteur, une porte-parole d'Opéra a répondu ceci à Zdnet UK: «Opéra ne surveille pas les données des utilisateurs, mais si une violation de copyright nous était rapportée, alors nous enverrions un avertissement, avant de suspendre le compte en cas de besoin».
Opera Unite, vraie fausse bonne idée ou potentiel important, selon vous?