Avec Bing, Microsoft peut-il menacer le monopole de Google?

INTERNET Microsoft a présenté son nouveau moteur de recherche jeudi...

Philippe Berry

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Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft

Bing, le nouveau moteur de recherche de Microsoft — DR

De notre correspondant à Los Angeles

Que Microsoft porte les espoirs de ceux qui aimeraient voir le monopole de Google sur la recherche vaciller a quelque chose de délicieusement ironique. Avec la présentation, jeudi, de Bing, son nouveau moteur de recherche (évolution de Live Search, jusqu'ici connu sous le nom «Kumo»), Microsoft a laissé entrevoir un potentiel certain.

 

Accessible dans les prochains jours

 

Bing.com sera accessible au grand public dans les prochains jours, pour un déploiement complet d'ici le 3 juin. Le principal atout de Bing est la manière de présenter les recherches. Postulat de départ de Microsoft: «Les gens ne recherchent désormais plus seulement des informations mais des connaissances». Microsoft s'éloigne donc de la vision de son concurrent (une avalanche de liens dont Google estime la pertinence) et propose un affinage des recherches par «catégories logiques». Les marketeux de Microsoft qualifient pompeusement Bing de «decision engine».

 

 

Google a fait un pas dans cette direction ce mois-ci, avec un onglet «options» présent sous une recherche, qui permet de choisir entre des vidéos, des billets de blogs, des tests. Bing semble aller bien plus loin. Une recherche sur le «diabète» offre par exemple une possibilité d'affinage des résultats par symptômes ou régime approprié.

 

Envie de choisir un bon resto? Bing écume les sites de critiques (type Yelp ou CityAdvisor) et affiche une synthèse des résultats. Verdict de Wired: «Pour les recherches locales, Microsoft est désormais loin devant Yahoo et Google».

 

Un long chemin

 

La tâche qui attend Microsoft est titanesque. Comme l'a reconnu son PDG Steve Ballmer il y a deux mois et encore jeudi, lors de la conférence du Wall Street Journ «D», «Google a les parts de marché, pas Microsoft». Aux Etats-Unis, Microsoft n'a que 8% du marché de la recherche contre près de 64% à Google. Ce n'est guère mieux du côté du marché de la publicité en ligne.

 

Pour réussir, Microsoft n'a pas lésiné et aurait investi 100 millions de dollars pour sa campagne de publicité. Il faudra bien ça pour que «Bing it» devienne une expression courante.

 

 

Que vous inspire la vidéo? Allez-vous donner une chance à Bing? Le nom sonne-t-il mieux que Kumo?

 

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