Google se la joue «Minority Report». Le géant américain de l'internet a mis au point un algorithme afin de tenter d'identifier les employés susceptibles de quitter la compagnie, rapporte mardi le Wall Street Journal (WSJ).
Plus de 10 ans après ses débuts, Google n'est en effet plus ce paradis où travailler. Il y a toujours les repas gratuits et la salle de gym sur site, mais de nombreux cadres sont récemment partis vers d'autres aventures (Tim Armstrong, un des vice-présidents du groupe, parti chez AOL, David Rosenblatt, en charge de la publicité, vers une destination encore inconnue, et plusieurs cadres s'en sont allés voir du côté de Facebook ou Twitter).
Selon le WSJ, Google a fait appel aux formules mathématiques face à «une hémorragie de cerveaux qui pourrait nuire à sa capacité à long terme à se montrer compétitif». Google a examiné les promotions obtenues et l'historique des salaires afin de tenter d'identifier parmi ses 20.000 employés lesquels seraient les plus à même de quitter le siège californien du groupe.
A la tête des ressources humaines de Google, Laszlo Bock a indiqué au WSJ que cet algorithme pouvait aider Google «à rentrer dans la tête des gens bien avant qu'ils ne sachent qu'ils pourraient vouloir partir» un jour.
Les responsables de Google ont refusé de détailler la formule mathématique, encore en phase de test, mais qui a déjà permis d'identifier des cadres «qui avaient le sentiment d'être sous-utilisés, un reproche majeur parmi ceux qui envisagent de partir», explique le quotidien.