Pour ceux qui auraient miraculeusement échappé à la déferlante, un petit rappel sur le principe de base de Twitter: en 140 caractères, vous répondez à la simple question «qu’êtes-vous en train de faire». Et tous vos amis, ou followers, peuvent suivre les tweets de votre vie passionnante.
«Nous ne recherchions pas vraiment de nouveau capital car il nous en restait beaucoup de l’année dernière, mais on nous a fait une offre qui ne se refuse pas», explique Biz Stone.
Que va faire Twitter de cet argent? Recruter, grandir «et oui, commencer à proposer des services qui génèrent des revenus», poursuit Biz, attendu au tournant. Car comme pour Facebook, Youtube et un paquet de ces sites de la vague «web 2.0», Twitter peine à «monétiser» son succès.
Malgré sa croissance exponentielle (900% de hausse en un an), Twitter peut difficilement gagner beaucoup d’argent avec de la publicité sur son site, car une immense majorité des utilisateurs tweet indirectement, par sms ou via les nombreuses applications intégrées développées autour de Twitter (notamment sur Facebook).
Toutes les célébrités (Britney Spears, Snoop Dog), les politiques (Barack Obama, Benoît Hamon) et de plus en plus d’entreprises ou de journaux tweet à tout va. Certes, Twitter a dépassé le simple effet de mode et son moteur de recherche est un outil puissant pour suivre un événement en direct comme les attentats de Bombay. Mais avec un service gratuit, pas évident de faire de l’argent.
Cette semaine, d’insistantes rumeurs ont circulé: Twitter va se mettre à faire payer les entreprises. Le principe de base de «Twitter restera gratuit pour tous», a démenti Stone. A priori, ce qui sera payant, ce seront de nouveaux services que Twitter n’est pas prêt à révéler pour l’instant.