Le grand nettoyage. MySpace a désactivé 90.000 comptes américains d’utilisateurs répertoriés par la justice comme délinquants sexuels (sex offenders). C’est plus du double d’une estimation faite il y a un an. Le réseau social a transmis la liste à un juge, répondant à une demande de l’Attorney general du Connecticut.
Mais si Richard Blumenthal s'est félicité mardi de l’action de MySpace, il prévient: ce n’est que de la pointe de l’iceberg. En effet, il ne s’agit que de comptes de personnes utilisant leur véritable identité. De nombreux membres recourent à un pseudonyme.
La liste transmise à la justice permettra à Richard Blumenthal de contacter «toutes les autorités compétentes» qui seront chargées de vérifier si ces utilisateurs ont violé les termes de leur liberté conditionnelle.
Migration vers Facebook?
Le site TechCrunch a contacté la firme s’occupant de la sécurité de MySpace pour une expérience intéressante: comparer la liste des 90.000 personnes radiées à la base d’utilisateurs Facebook. Bilan, preuves à l’appui: 8.000 identifiées.
Dans un premier temps, Facebook a plutôt contesté, expliquant disposer de ses propres outils (depuis plusieurs mois, les deux principaux réseaux sociaux, qui comptent 270 millions de membres, ont renforcé les mesures de sécurités: MySpace rend par exemple automatiquement privés les profils des mineurs).
D’après TechCrunch, après que la liste des 8.000 noms lui a été communiquée, Facebook aurait cependant commencé à bannir des utilisateurs.
Dans tous les cas, on ne le répétera jamais assez: toutes les mesures technologiques du monde ne remplaceront jamais la vigilance des parents. En ligne comme dans la rue.