Apple tire sa révérence. Mardi, le groupe a annoncé que sa participation au MacWorld, du 5 au 9 janvier prochain, serait sa dernière et que Steve Jobs n’y délivrerait pas son traditionnel keynote. A la place, c’est Philip Schiller, vice président en charge du marketing, qui officiera lors de la conférence d’ouverture. Voilà qui va faire repartir de plus belles les rumeurs l’état de santé de Steve Jobs (et sur le peu d'annonces fracassantes qu'Apple devrait faire).
Le communiqué d’Apple est plutôt laconique: en substance, les salons comme le MacWorld sont de moins en moins importants pour la compagnie qui peut se reposer sur un site web très fréquenté et des Apple Stores disséminées aux quatre coins du monde. Impossible d’en apprendre davantage: le service de presse renvoie au communiqué; et du côté d’un employé, c’est le traditionnel refrain «je ne sais rien, et même si je savais, je ne pourrais rien dire».
Un salon mal placé
Dans l’absolu, comme l’analyse TechCrunch, le MacWorld (organisé par le groupe de presse IDG, qui publie notamment la revue du même nom) compliquait la vie d’Apple.
D’abord en obligeant le groupe à affronter la concurrence du CES de Las Vegas et à figer ses annonces majeures (comme l’iPhone) début janvier. Mais surtout car il pesait sur les ventes de Noël (beaucoup attendant l’après salon pour d’éventuelles baisses de prix). Sans compter que d’après NBC, il y avait depuis un moment des tensions entre l’entreprise et les organisateurs.