Une page se tourne. Pendant des années, Google, c’était un peu la culture de la version beta (en chantier) permanente. D’ailleurs, la messagerie gmail n’en est toujours pas sortie. En revanche, Chrome, le navigateur open source de Google, arrivé il y a à peine trois mois, est passé à l’âge adulte jeudi. Quoi de neuf pour cette version 1.0? Et surtout, pourquoi une telle précipitation?
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Pour ses débuts, Chrome était déjà épuré, ultra rapide (avec son propre moteur javascript) et présentait un vrai plus: un processus par onglet pour éviter que tout se ferme en cas de problème sur une page. Pourtant tout n’était pas parfait, loin de là. Au cours des 15 mises à jour jusqu’à cette version 1.0, Google n’a pas chômé:
Un changement plus marketing que technologique
Chrome 1.0 est-il foncièrement différent de la dernière mise à jour de la beta? Assurément pas. Mais passer au 1.0 envoie un message: «On est prêt.» Prêt pour passer des accords commerciaux avec les fabricants de PC (Dell, HP, Gateway...), comme Google l’a évoqué fin novembre (ce que Mozilla n’a pas les moyens financiers de faire pour Firefox). En clair, dans un mouvement tout droit sorti du playbook de Microsoft, proposer Chrome préinstallé sur une machine.
En effet, les constructeurs optimisent (ou alourdissent, c’est selon) Windows avec quelques touches persos. Et selon un expert de la concurrence cité par le Times, rien ne les empêche de mettre Chrome. Pour l’heure, et surtout parce qu’il est préinstallé sur Windows, Internet Explorer pèse pour 70% des navigateurs, contre 20% à Firefox (et 1% pour Chrome). Si Google met le maquet, ça pourrait bien changer.
Faut-il adopter les tactiques de Microsoft pour mieux le concurrencer? Exprimez-vous dans les commentaires ci-dessous.