HIGH-TECH - Un rapport sur la cyberdépendance vient d'être rendu public...
Il n'existe pas de statistiques officielles ni d'études précises. Mais selon les estimations d'un
rapport parlementaire sur la cyberdépendance rendu public ce mercredi, entre 600.000 et 800.000 jeunes, âgés de 13 à 25 ans, seraient aujourd'hui concernés par des comportements addictifs face à leur écran d'ordinateur. Dont 10 % consulteraient des spécialistes pour cette forme d'addiction. Les principaux concernés? Des accros aux jeux en réseau (MMORPG).
«Face à cette pathologie naissante dont tous disent qu'elle est appelée à se développer, la France est un peu de retard, ont expliqué Arlette Grosskost et Paul Janneteau, les députés UMP auteurs du rapport. Il est donc nécessaire d'encadrer ce phénomène au même titre que les autres addictions.»
Comptabiliser le temps passé devant l'écran via une horloge ou un avatar-psy
Au-delà des traditionnelles campagnes d'information, de la mise en place de signalétiques ou création de numéros azur, les parlementaires suggèrent plusieurs idées concrètes pour alerter les joueurs à la dérive. Ainsi, ils proposent:
- De mettre sur l'écran une horloge indiquant le temps de jeu
- D'insérer un personnage «psychologue» dans le jeu, lequel inviterait le joueur à faire une pause
- Ou encore de faire en sorte que l’avatar du joueur se fatigue, au bout de quelques heures de jeu effectif
Reste à convaincre les éditeurs de logiciels d'insérer ces procédés intrusifs peu goûtés des joueurs. «Nous avons rencontré plusieurs éditeurs, veut rassurer Paul Janneteau. Non seulement ces solutions sont techniquement possibles, mais beaucoup se disent prêts à jouer les essayer.»
Pour avoir des chiffres plus fournis sur l’ampleur de ce fléau pas si virtuel, le rapport suggère enfin de réaliser une étude épidémiologique et sociologique sur le phénomène de la cyberdépendance et de ses conséquences sur un échantillon d’environ 20.000 personnes.
David Carzon