INTERNET - Il l'avait qualifiée de «pute»...
«Et oui, la maire de Puteaux fait sa pute. Elle se vend, offre des cadeaux, promet tout et son contraire et prévoit tout pour se faire réélire en 2007 et 2008». Cette phrase, écrite par Michaël Attia sur son blog le 5 janvier 2007, lui a valu un procès. La députée-maire UMP de
Puteaux (Hauts-de-Seine),
Joëlle Ceccaldi-Raynaud, avait en effet porté plainte pour diffamation. Mais le tribunal de grande instance de Paris a tranché: la maire de Puteaux a perdu le procès.
Selon le tribunal, il s’agit «d'une libre critique des promesses d'un candidat dans un contexte de campagne électorale, en vue des élections législatives de juin 2007, puis des municipales de mars 2008.»
Le propos, poursuit le tribunal, «n'affirme ni n'insinue que la partie civile achèterait les électeurs ou se livrerait à des actes pénalement répréhensibles à cet égard comme elle le prétend à tort».
Qualification inappropriée
Néanmoins, les propos tenus dans le blog sont bel et bien «injurieux». Sauf que, ironie de l’histoire, la partie civile «n'a malheureusement pas fait le choix de poursuivre cette qualification». Ce qui a permis la relaxe de Michaël Attia. S’il avait été attaqué pour injures, il aurait sans doute été condamné.
Avec agence