TELECHARGEMENT - Une étude TNS Sofres lève le voile sur les habitudes des Français en la matière...
Etes-vous plutôt eMule, BitTorrent ou iTunes? Une étude TNS Sofres lève le voile sur les habitudes des Français en matière de téléchargement et fait ce constat: tous les supports numériques sont bons pour stocker des contenus piratés.
Equipement
Ainsi le baladeur multimédia, qui stocke de l’audio et de la vidéo, est le premier support de contenus piratés (34%), suivi du disque dur externe (20%) et du baladeur mp3 (audio uniquement) avec 19%. Viennent ensuite la clé USB (8%) et le téléphone mobile (7%), à la diffusion exponentielle au sein de la population.
Concernant les sites les plus utilisés pour regarder ou télécharger des vidéos, l’étude révèle qu’eMule (49% des personnes interrogées) arrive en tête, suivi par LimeWire (21%), Youtube (16%), Dailymotion (10%), BitTorrent et iTunes (5% chacun). Pour la musique, eMule tient encore le haut du pavé (35%), suivi par LimeWire (17%) et iTunes (11%). Avec un «oubli» de taille: le téléchargement des jeux vidéos.
Lacunes
Autre lacune de cette étude: elle se concentre sur les réseaux de peer-to-peer (ou P2P), via lesquels le nombre de fichiers illégaux téléchargés a baissé de moitié en France entre 2006 et 2007. Pour cause, désormais, les internautes privilégient le
téléchargement dit «rapide». Un manque déjà observé dans
le rapport Olivennes, remis fin 2007 à Nicolas Sarkozy.
Ainsi, les autres façons de télécharger, en toute discrétion, qui ont explosé ces derniers temps ne sont pas évoqués: il s’agit des réseaux P2P nouvelle génération qui préservent l’anonymat des internautes, mais aussi du «téléchargement direct» (via RapidShare ou Megaupload), ou encore des forums — nommés les «board warez» dans le jargon local — regroupant des communautés de 2.000 à 5.000 internautes qui s’échangent des liens officieux pointant vers des mp3.
D’une manière générale, l’étude repose sur le témoignage d’un échantillon de la population. Elle est donc soumise aux déclarations des sondés, qui avouent leurs téléchargements selon leur bon vouloir. Le vaste domaine du piratage organisé, partie immergée de l’iceberg du téléchargement illégal, n’est donc pas près de s’essouffler.
Sa. C.