Cafouillages autour du plan «France numérique 2012»

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Publié le 20 octobre 2008.

INTERNET - Nicolas Sarkozy n'est pas venu. Il a été remplacé au pied levé...

C’est l’histoire d’un flop. Celui de la médiatisation du plan «France numérique 2012», qui doit booster le numérique dans l’hexagone et combler le retard français en la matière.

On attendait sa présentation par Nicolas Sarkozy lundi dernier: elle a été annulée, reportée huit jours plus tard, pour cause de crise financière internationale.

>> Zoom sur les mesures phares du plan >>


Remplacement au pied levé

Mais ce lundi matin, rebelote: dans la salle d’honneur de l’Elysée, où une foule de journalistes, de patrons du Net, et de personnalités de la télé s’était amassée, Nicolas Sarkozy se fait attendre. Après 15 minutes de retard sur l’horaire prévu, le président de la République n’arrive toujours pas. Jusqu’à ce que, coup de théâtre, Eric Besson, le secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, prenne la parole: «Nicolas Sarkozy est à l'heure actuelle en contact avec ses collègues européens pour préparer le sommet prévu aux Etats-Unis. Il vient donc de me demander de vous présenter moi-même les principales mesures du plan numérique et vous prie de l'excuser de ce contretemps.»

Dans l’assistance, soupirs. Les attachés de presse, elles, distribuent des communiqués dans la salle: les excuses de Nicolas Sarkozy? Non, l'hommage rendu par le Président à soeur Emmanuelle, décédée dans la nuit de dimanche à lundi.

Silence gêné

Un tel faux-bond est-il un signe de désintérêt pour la cause numérique? «Il a des choses plus importantes à gérer. La crise en est une», tempère l’un. Pourtant, les hommes politiques présents refusent de commenter la nouvelle.

«On a quand même quelques ministres», rassure un dirigeant d’une entreprise du Net. Notamment Christine Albanel, ministre de la Culture, et Christine Lagarde, ministre de l’Economie.

Même Eric Besson le reconnaît, une fois au micro: «c'est une situation inédite (...) je vois bien que vous êtes déçus». Et d’enchaîner sur un discours déclamé à la vitesse de l’éclair, sans rentrer dans les détails, énumérant des mesures déjà annoncées. «On n’a rien appris», tranche un journaliste, qui a souhaité garder l’anonymat.

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