«Vers un Web encore plus social»

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Publié le 25 septembre 2008.

INTERVIEW - Evangéliste des applications Internet chez Google, Patrick Chanezon cause Open social et futur de la recherche…

Evangéliste des applications Internet chez Google, Patrick Chanezon cause OpenSocial, web sémantique et futur de la recherche, à l'occasion des dix ans de Google.

 

Un peu de vocabulaire pour commencer:

 

API: Application programming interface (Interface de programmation applicative): un ensemble de services, fonctions et scripts, utilisés par des programmeurs, notamment pour créer des applications communicantes sur l'Internet (exemple: l’application qui récupère la photo du profil de vos amis Facebook et crée une mosaïque sur votre page)

 

OpenSocial: Service de Google. Il s’agit d’un ensemble d’API visant à établir un socle commun transversal, permettant à n’importe qui de développer des applications sociales fonctionnant sur n’importe quel réseau. MySpace, Friendster, ou encore Hi5 ont rejoint l’aventure. Pas Facebook, qui a simplement ouvert sa plateforme aux développeurs.

 

 

Où en est Opensocial?

L’ensemble des réseaux partenaires représente 375 millions d’utilisateurs [contre une centaine de millions pour Facebook]. Techniquement, on a déjà été capable de faire fonctionner Opensocial sur Facebook, mais on ne perd pas espoir de les voir rejoindre le mouvement. C’est l’évolution naturelle, les formats fermés et verticaux ne représentent pas l’avenir. Pour un développeur, avoir un standard pour pouvoir socialiser des objets, des vidéos, des listes de musique d’un seul coup sur tous les réseaux a davantage de sens. Et pour l’utilisateur aussi, avec une application capable d’aller chercher parmi ses contacts sur différents réseaux. On va vers un Web de plus en plus social.

 

Avec Searchmash ou dans son labs, Google expérimente en matière de recherche Internet. A quand une vraie révolution?

A l’origine, l’idée de Tim Berners Lee [considéré comme le père du world wide web] était de créer les données d’une manière plus structurée, permettant à des agents de se promener sur le Web et de traiter ces données de manière plus intelligente. Problème: cela demande de respecter cette structure en amont. Et au final, les gens ont préféré continuer avec du html et xml, en le faisant évoluer, en rajoutant des attributs comme CSS, des petits standards très simples, avec une approche plus pragmatique.

 

Google est du côté consommateur, tentant d’indexer toutes ces données, avec des algorithmes cherchant à leur donner du sens, à organiser l’information pour la rendre accessible. Là où le changement est en train de se produire en revanche, c’est du côté des API justement. Le web devient une plateforme applicative: ces applications sont capables de sortir de la donnée structurée, comme un rendez-vous dans votre calendar. C’est donc une sorte de chemin de transition vers un Web davantage organisé.

 

 

Google Search, Maps, Calendar, Docs, Gears, OpenSocial, maintenant le navigateur Chrome… Va-t-on vers un Google Web et doit-on s’en inquiéter (lire la nouvelle Scroogled, de Cory Doctorow, ici en VO, en français)

Le but de Google est de faire progresser le Web comme plateforme applicative. Avec Chrome, on propose un navigateur ouvert, plus stable et surtout avec une machine virtuelle bien plus rapide. L’idée derrière est de ne pas attendre chaque décennie pour voir les choses évoluer, mais plutôt d’avoir une évolution perpétuelle. Quant à savoir si cela est inquiétant, ce n’est pas à moi d’en juger.

 

Le blog de Patrick Chanezon

Propos recueillis par Philippe Berry
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