Jusqu'à présent, acheter un iPhone, c'était se faire un coûteux petit plaisir. Annoncé comme révolutionnaire, le mobile Apple souffrait de lacunes techniques réelles pour un prix exorbitant. Après un démarrage sur les chapeaux de roue, les ventes se sont vite essoufflées, notamment en France, malgré des chiffres enviables dans leur globalité : six millions de mobiles vendus en un an, dans seulement six pays. Désormais, il s'agit de séduire au-delà des geeks ou des « applemaniaques », notamment le monde de l'entreprise avec l'intégration de Microsoft Exchange. En somme, faire de l'appareil un concurrent du Blackberry, qui cartonne outre-Atlantique. Et inonder la planète : l'iPhone 3G est lancé dans 22 pays dès demain, 70 pays à terme. Pour la France, il va falloir patienter jusqu'au 17 juillet, pour « être sûrs d'être prêts » explique-t-on chez Orange.
Si la prise en main est légèrement meilleure, si le métal au dos a laissé place au plastique (pour améliorer la sensibilité), la vraie nouveauté se perçoit à la première connexion sur le Web. L'iPhone 2 est équipé de la 3G+. Et dans une zone couverte, il permet vraiment de surfer dans de bonnes conditions et de profiter de son excellente ergonomie. Autre bonne nouvelle, le GPS est particulièrement rapide à la localisation et facile d'usage. En revanche, l'achat sur l'iTunes Music Store ne peut toujours se faire que via une connexion wi-fi. Certains déploreront l'impossibilité de filmer des vidéos et d'envoyer des MMS. Une lacune que devraient combler les centaines d'applications (gratuites ou payantes) proposées par l'iPhone App Store, ouvert le jour du lancement du téléphone.
Côté prix, Apple est revenu à la raison et a surtout autorisé Orange à subventionner l'iPhone. Conséquence : il s'affiche à partir de 149 euros (8 Go) ou 199 euros (16 Go) avec un forfait. Presque une affaire.