Toulouse : Leur boîtier passe au crible le bruit, l’odeur et la qualité de l’air des salariés

HIGH-TECH La société toulousaine Rubix S&I commercialise un boitier capable d'analyser tout un tas de paramètres en intérieur mais aussi en extérieur...

Julie Rimbert

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Le boîtier Rubix Pod est capable d'analyser la qualité de l'air, les bruits ou encore les odeurs dans un bureau.

Le boîtier Rubix Pod est capable d'analyser la qualité de l'air, les bruits ou encore les odeurs dans un bureau. — Rubix

  • Le boîtier analyse la température, l’hygrométrie, les pollutions de lumière, les particules, l’air, les particules allergènes et même les odeurs afin d’améliorer l’environnement du lieu du travail.
  • Sur plus d’un hectare, la borne connectée peut aussi analyser en temps réel l’air d’une ville, les gaz et les odeurs polluantes.

Son boîtier connecté intéresse même à l’autre bout du monde. Avec sa Rubix Pod bourrée de capteurs, la start-up toulousaine Rubix S & I est capable d’analyser tout l’environnement d’un bureau, de la qualité de l’air en passant par les nuisances sonores. Puis d’analyser les sources de pollution pour trouver des solutions.

Améliorer l’environnement de travail

« Notre boîtier amène des informations sur la température, l’hygrométrie, les pollutions de lumière, les particules, l’air, les particules allergènes et même les odeurs afin d’améliorer l’environnement du lieu du travail, explique Jean-Christophe Mifsud, qui a créé la société Rubix en mars 2016. Quand un seuil est dépassé, un message d’alerte est envoyé. L’objectif est d’améliorer la productivité des salariés dans un environnement plus sain ».

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Si le Rubix Pod utilisable en intérieur a déjà convaincu une dizaine de grandes entreprises du CAC 40, c’est surtout sa solution en extérieur, appelée Watch Tour, qui prend actuellement son envol. Sur plus d’un hectare, la borne connectée peut ainsi analyser en temps réel l’air d’une ville, les gaz et les odeurs polluantes. La start-up vient d’ailleurs de remporter un important marché auprès de la communauté urbaine de Bangkok, en Thaïlande. « Près d’une cinquantaine de capteurs vont être installées aux principaux carrefours, pour environ 500.000 euros », précise le patron.

Analyse des bruits

La société toulousaine réalise 55 % de son chiffre d’affaires à l’étranger. « L’Asie, la Norvège, les pays Baltes ou le Danemark sont très intéressés par ces questions environnementales, assure Jean-Christophe Mifsud. Notre innovation amène l’intelligence là où elle est nécessaire ».

Les Etats-Unis, en particulier la ville de Los Angeles, sont eux aussi séduits par cette technologie, qui peut aussi analyser les bruits, notamment des armes à feu. Le boîtier est capable d’identifier 67 armes différentes, ce qui permettrait aux secours de mieux préparer leur intervention. D’autres applications de cette innovation sont aussi possibles en cas de bris de glace ou d’accident.