Vol de données sur Internet: La France, deuxième pays le plus touché au monde

CYBERSECURITE Nom, prénom, e-mail, mot de passe… En un an, plus de 85 millions d’éléments d’identité ont été volés sur Internet dans l’Hexagone…

20 Minutes avec agence

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La France est le deuxième pays le plus touché concernant le vol de données en ligne.
(illustration)

La France est le deuxième pays le plus touché concernant le vol de données en ligne. (illustration) — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

C’est connu, vos données sur Internet ne sont pas en sécurité. Et les chiffres du rapport réalisé par la société américaine Symantec et relayé par France Bleu ne sont pas tellement rassurants.

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La France figure, en effet, au deuxième rang des pays les plus touchés par le vol de données personnelles en ligne, après les États-Unis et avant la Russie.

Près de 85,3 millions d’éléments volés

Le géant des logiciels utilitaires de sécurité révèle que 85,3 millions d’éléments d’identité (nom, prénom, e-mail, mot de passe, etc.) ont été volés dans l’Hexagone entre octobre 2015 et octobre 2016 (791,8 millions aux États-Unis).

Sur la même période, 13,7 millions de personnes ont subi des attaques imputables à la cybercriminalité. Celle-ci est constituée d’un vaste ensemble d’activités illégales qui vont de l’apologie du terrorisme, au vol de données personnelles ou de mots de passe.

En France, cette dernière infraction est la plus fréquente (14 % des cas), suivie par les fraudes à la carte bancaire (10 %) ; Et ces chiffres pourraient, en outre, s’avérer encore plus élevés puisque toutes les victimes ne se sont pas aperçues des vols ou n’ont pas porté plainte.

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Un nouvel outil de lutte

Pour lutter contre la cybercriminalité, l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) et le ministère de l’Intérieur français, ont mis au point la plate-forme «  cybermalveillance.gouv.fr ». Après avoir été expérimentée depuis le mois de mai dans les Hauts-de-France, elle est aujourd’hui accessible sur l’ensemble du territoire.

Elle a pour but d’aider les victimes de cyberattaques - particuliers, entreprises ou collectivités territoriales - et de les mettre en relation avec des prestataires de services qui leur diront quoi faire et à qui s’adresser. Un service précieux quand on sait qu’un malware (logiciel malveillant) serait présent dans un e-mail sur 312 et qu’un mail sur 2.644 serait une tentative de phishing (vol d’identifiants ou de mots de passe).