De notre correspondant en Californie,

Mark Zuckerberg sur la défensive. Après le gros malaise de son trip virtuel à Porto Rico, lors duquel son avatar cartoon a visité un pays dévasté, le patron de Facebook l’a assuré à la conférence Oculus Connect, à San Jose, ce mercredi : « La réalité virtuelle a le potentiel pour nous faire ressentir de l’empathie. On essaie d’imaginer le monde de demain tel qu’il pourrait être. »

Mais alors que les ventes ne sont pas à la hauteur de la hype, le dirigeant a surtout annoncé une baisse des prix du Rift et dévoilé un casque tout en un qui sera lancé début 2018 à 199 dollars. Avec un objectif un peu fou : atteindre le milliard d’utilisateurs. Facebook précise à 20 Minutes que l’Oculus Go sera également disponible en France début 2018, à un prix inconnu (sans doute entre 199 et 249 euros).

Oculus Go coupe le cordon

Oculus Go, c’est le chaînon manquant entre la réalité virtuelle mobile « light » du Gear VR de Samsung et celle ultra-immersive du Rift. Avec ce casque tout-en-un, pas besoin de smartphone ni de PC. Sans câble, la liberté n’est pas encore totale. Oculus n’a pas réussi à intégrer le tracking positionnel, qui permet de suivre les déplacements du joueur dans une pièce. Pour cela, il faudra attendre la sortie du prototype Santa Cruz, qui sera entre les mains des développeurs en 2018.

C’est la course entre Facebook et Google, qui a promis des casques de HTC et de Lenovo sans fil et avec tracking pour sa plateforme virtuelle Daydream. Mais à 199 dollars, Oculus frappe fort et Mark Zuckerberg compte sur le Go pour faire de la réalité virtuelle une plateforme « de masse ».

L’Oculus Rift à 449 euros

Après une promotion estivale, le pack Rift + Touch passe de façon permanence à 449 euros contre 900 euros (699 + 199 euros) au lancement. En 18 mois, c’est donc un prix divisé par deux. Oculus réagit là à l’annonce de Microsoft, avec une demi-douzaine de casques fabriqués par Samsung, Dell et Lenovo qui devraient arriver d’ici la fin de l’année entre 350 et 500 dollars. Reste à voir si le grand public répondra présent ou s’il rejettera la technologie en bloc, comme les télés 3D il y a trois ans.