A quoi ressemblera le «Wikipédia» chinois?

INTERNET Cette « Grande muraille de la culture » doit être mise en ligne courant 2018...

Dorian Debals

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La Chine veut créer son propre Wikipédia

La Chine veut créer son propre Wikipédia — Karen Roach/Fotolia

Le wikipédia chinois tiendra-t-il ses promesses ? Le gouvernement de l’Empire du Milieu a annoncé la création d’un « Wikipédia local », les internautes chinois étant interdits de consulter en intégralité la version chinoise du site participatif depuis plus de treize ans.

A travers le pays, plus de 20.000 universitaires ont été recrutés : ils auront pour charge colossale d’écrire 300.000 fiches en mandarin de 1.000 mots environ dans le but de « mettre en avant les dernières avancées chinoises, notamment en matière de sciences et de technologie ». Ce projet couvrira plus de 100 domaines et est dans les cartons depuis 2011, a indiqué Yang Muzhi, président de l’Association chinoise de distribution des ouvrages et des journaux au South China Morning Post.

Censure à grande échelle

« Cette Encyclopédie chinoise ne sera pas un livre mais une Grande muraille de la culture », a-t-il expliqué. L’objectif ? Dépasser Wikipédia, où sont invariablement censurés les mots-clés concernant notamment le Dalaï-Lama, le gouvernement chinois ou les affaires de corruption concernant des dignitaires provinciaux.

Dans le pays qui compte le plus d’utilisateurs d’Internet au monde (730 millions d’internautes), la censure du gouvernement est étendue et très efficace, les autorités disposant de leur propre organe de régulation surnommé le «  le Grand Pare-Feu ». Les encyclopédies en ligne actuellement disponibles en Chine sont gérées par les géants du Web locaux comme Baidu ou Qihoo 360. Les articles mis en ligne sur cette plateforme peuvent être corrigés par les internautes mais la publication n’intervient qu’après validation des entreprises qui les gèrent.

Une démarche qui n’amènera donc pas plus de pluralisme dans les sources d’information utilisables par les citoyens chinois. Depuis 2009 Facebook, Twitter et YouTube sont totalement inaccessibles depuis une adresse IP chinoise.

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