Après la diffusion du meurtre en direct aux États-Unis, Facebook publie un simple communiqué

RESEAU SOCIAUX Suite à la publication en direct sur Facebook d’une vidéo montrant un homicide volontaire, le réseau social a fait une déclaration à la presse, sans adopter de nouvelles mesures pour empêcher ce genre d’incident de se reproduire sur sa plateforme…

Marie de Fournas

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La page d'accueil de Facebook.

La page d'accueil de Facebook. — LODI FRANCK/SIPA

Dans l’après-midi de dimanche 16 avril, un homme du nom de Steve Stephens a diffusé un direct live sur Facebook particulièrement choquant. Dans la vidéo tournée à Cleveland aux États-Unis, l’individu à bord de sa voiture déclare : « Je viens de trouver quelqu’un que je vais tuer… Ce vieux ». On le voit ensuite interpeller un homme de 74 ans en lui demandant de prononcer le nom d’une femme. Il précise qu’elle « est la raison » de ce qu’il va lui arriver. Steve Stephens tire ensuite une balle dans la tête du passant et prend la fuite, mettant fin au direct.

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Après la diffusion de cet homicide, Facebook a envoyé un communiqué à la presse. « C’est un crime horrible et nous n’autorisons pas ce genre de contenu sur Facebook. Nous travaillons dur pour garder un environnement sécurisé sur Facebook et nous sommes en contact avec les forces de l’ordre dans les situations d’urgence lorsqu’il existe des menaces directes pour la sécurité physique », peut-on y lire. Le géant d’internet n’annonce cependant aucune mesure concrète pour améliorer son contrôle des directs live.

Troisième scandale en moins de quatre mois

Pourtant ce n’est pas la première fois que Facebook doit faire face à un scandale autour de sa modération des vidéos en direct sur sa plateforme. En effet en mars dernier, un viol collectif avait été filmé et publié en direct sur le réseau social du début à la fin. Fin décembre, c’était une adolescente qui avait pu diffuser son suicide en direct. Des incidents extrêmement graves, arrivés en moins de quatre mois et que Facebook n’a pas réussis à détecter au moment des faits. Après l’affaire du viol, Mark Zuckerberg avait promis d’améliorer l’intelligence artificielle en charge de déceler automatiquement ce type de contenu. Les résultats laissent encore à désirer.

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