Mastodon: Ce nouveau Twitter version «internet libre» fait un carton

RESEAU SOCIAL Ce réseau social a enregistré tellement de demandes d'inscription qu'il a dû limiter les entrées...

Lucie Bras

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Capture d'écran du nouveau site de micro-blogging Mastodon.

Capture d'écran du nouveau site de micro-blogging Mastodon. — Capture d'écran - Mastodon

Exit l’oiseau bleu, bienvenue au mammouth de Mastodon. Ce site de microblogging est une alternative à Twitter et se veut à la pointe d’un internet ouvert.

Il a l’apparence de Twitter, l’odeur de Twitter, le goût de Twitter, mais il n’est pas Twitter. C’est Mastodon, le nouveau réseau social ultratendance, au moins pour cet après-midi. Ce site n’est pas nouveau, il a été créé en octobre 2016, mais toute la hype du monde lui est tombée dessus ce mardi 3 avril.

A tel point que le site a dû limiter l’accès aux nouveaux utilisateurs, en raison d’un trop grand nombre de connexions.

Capture d'écran du site Mastodon qui croule sous les inscriptions.
Capture d'écran du site Mastodon qui croule sous les inscriptions. - Capture d'écran/ Mastodon

Des pouets et des instances

Quelques différences avec le réseau de l’oiseau bleu : vos tweets deviennent des pouets, qui peuvent faire jusqu’à 500 signes, ce qui est à peu près la longueur du paragraphe précédent (oui, c’est long). La lecture est verticale et organisée en colonnes comme sur Tweetdeck, pour ceux qui connaissent.

A l’origine, le créateur de Mastodon Eugen Rochko, voulait donner vie à sa propre idée d’internet, un internet libre et ouvert.

« L’une des différences fondamentales de Mastodon, c’est la fédération », explique son créateur. « Pour placer ce terme dans un contexte technique, un exemple : l’e-mail, c’est de la fédération. (…) Vous pouvez envoyer un e-mail depuis Gmail ou Outlook vers la boîte de réception de votre destinataire. La fédération de Mastodon est similaire : des utilisateurs de sites différents (appelons-les « instances ») se connectent entre ces sites en suivant d’autres utilisateurs et s’envoient des messages via n’importe quel réseau social. »

En résumé, d’où que soient connectés les usagers, ils restent capables d’interagir entre eux et de rester une seule et même communauté.

>> A lire aussi : Harcèlement. Twitter automatise la chasse aux trolls

Des haters déjà sur place

On y accède via les fameuses instances, ces sites qui représentent chacun un « point d’entrée dans le réseau », explique Eugen Rochko. Elles sont toutes disponibles en ligne, et vous pouvez même en créer de nouvelles.

Ou encore améliorer le code du site, disponible gratuitement et ouvert à tout le monde. Sur ce point, Mastodon s’oppose aux réseaux sociaux qui fonctionnent en circuit fermé comme Facebook ou Twitter.

Sinon, vous ne serez pas dépaysé, on trouve déjà sur Mastodon plusieurs types de comptes que vous connaissez déjà : les geeks, les gifs de chats, les twittos célèbres en recherche d’un peu d’excitation, des faux comptes et bien sûr, des haters, qui ne manqueraient la création d’un nouveau réseau social pour rien au monde.

Apparemment, les haters ont fait le déplacement.
Apparemment, les haters ont fait le déplacement. - Capture d'écran - Mastodon

Et si malgré tout ça, vous n’avez pas compris l’intérêt de Mastodon, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.