Oculus Rift: Le casque de réalité virtuelle basé sur un vol de données ?

POLEMIQUE L’éditeur de jeux Zenimax réclame 2 milliards de dollars à Facebook, devenu propriétaire d’Oculus en 2014….

20 Minutes avec agence

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L'Oculus Rift, casque de réalité virtuelle.

L'Oculus Rift, casque de réalité virtuelle. — AP/SIPA

Cette histoire pourrait coûter 2 milliards de dollars à Facebook. Zenimax, l’éditeur de jeux, accuse Oculus d’avoir conçu l’Oculus Rift, le casque de réalité virtuelle, à l’aide de documents volés, rapporte Forbes.

Même si les faits remonteraient à 2012, Facebook qui est devenu propriétaire d’Oculus en 2014, est sur le banc des accusés.

Un « prototype brut » en 2012

En 2012, John Carmack, un employé de Zenimax, discute avec Palmer Luckey, l’un des co-fondateurs d’Oculus. Dans le même temps, si Oculus travaille effectivement à la mise au point d’un casque virtuel, selon Zenimax, il ne s’agissait que d’un « prototype brut ».

Il ne disposait pas « d’un montage pour la tête, de logiciels spécifiques pour la réalité virtuelle, de capteurs de mouvements intégrés, ni d’autres fonctions et fonctionnalités essentielles », justifie l’éditeur de Quake ou encore Doom.

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Des documents copiés et un changement d’employeur

L’Oculus Rift aurait pu être conçu grâce à cet employé de Zenimax qui aurait copié des milliers de documents issus de l’entreprise pour les transmettre à Oculus. Ainsi, la société aurait reçu des « composants matériels et logiciels qui ont été cruciaux pour le succès du Rift » explique Forbes.

En 2013, cet employé fera partie des rangs d’Oculus. Un changement d’employeur qui jette encore davantage la suspicion sur le transfert frauduleux des technologies. Mais Zenimax ne s’arrête pas là dans ses accusations.

Une acquisition par Facebook « pleine conscience » ?

Selon l’éditeur, la société de Mark Zuckerberg a fait cette acquisition en « pleine conscience », sans ignorer que la technologie ne lui appartenait pas. Elle estime que Facebook, qui a racheté Oculus deux ans après les faits, n’ignorait pas que certaines propriétés intellectuelles étaient héritées de Zenimax.

Pour se couvrir, Oculus aurait tenté de manipuler la presse en diffusant « l’histoire fausse et fantaisiste que Luckey était un brillant inventeur de la technologie VR qui a développé cette technologie dans le garage de ses parents ». Mais selon Zenimax, « cette histoire était totalement et complètement fausse ».

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Zenimax réclame donc 2 milliards. L’équivalent de la somme que Facebook a déboursé pour avoir Oculus et sa technologie. Mark Zuckerberg sera appelé à témoigner lors du procès.

 

 

 

 

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