Qu’ont en commun la Chine, l’acteur Alec Baldwin ou le patron du magazine américain Vanity Fair ? Tous ont été violemment pris à partie par le futur président des Etats-Unis, Donald Trump, sur son compte Twitter. Devenu, au fil de la campagne, un adepte invétéré des messages en 140 caractères proposés par le réseau social, le successeur de Barack Obama n’a pas perdu ses habitudes de fin communicant.

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Alors qu’il avait promis d’être « davantage présidentiel », Donald Trump a, en quelques semaines, évoqué la déchéance de nationalité pour ceux qui brûlent le drapeau américain, attaqué CNN, le New York Times ou encore ceux qui manifestent contre lui. Un comportement qui, depuis, a suscité de nombreuses analyses et de sérieuses interrogations. Mais l’une des réponses les plus amusantes reste la création, le 22 novembre dernier, d’un compte parodique intitulé « Presidential Trump » (« Trump Présidentiel »). Objectif du créateur : Poster sur Twitter des messages jugés plus « adaptés » au regard de sa fonction.

Au-dessus des messages originaux postés par Trump, le créateur du compte réécrit une version plus « sérieuse » toutefois empreinte d’un certain idéalisme et d’une pointe de naïveté : « Cette responsabilité m’emplit d’humilité. J’ai tellement à apprendre en géopolitique. Les 45 prochains jours ne seront faits que de réunions et d’apprentissage du pouvoir », peut-on lire par exemple à la place du tweet de Trump taclant la Chine après avoir appelé le président Taïwanais.

« J’ai regardé @nbcsnl pour rire un coup avant d’aller me coucher. Alec Baldwin devrait juste pincer ses lèvres un peu plus :-) Si on est incapable de rire de nous-mêmes, nous sommes foutus », propose le compte parodique quand le vrai Trump a piqué une colère contre l’acteur américain qui le caricature dans l’émission Saturday Night Live.

Les messages outranciers du futur président des Etats-Unis sont-ils pour autant le simple fruit d’une personnalité explosive ? Pas vraiment à en croire notamment Phillip Ardoin, professeur de sciences politiques à l’université d’Appalachian State, en Caroline du nord, interrogé il y a quelques semaines par 20 Minutes : « certains de mes collègues estiment toutefois que ses tweets sont stratégiques. Pendant que les médias tombent dans le panneau et débattent de ses messages sans valeur sur le drapeau, il tente de nommer un climatosceptique à l’Energie et un adepte des théories du complot comme conseiller à la Sécurité nationale ».