Et paf l'alien ! L'un des effets les plus évidents du jeu vidéo est d'augmenter sensiblement la production d'adrénaline et le niveau d'excitation. Une évolution du jeu « Tetris » veut désormais apprendre aux joueurs à mieux gérer leur stress. Julian Spillane, PDG des studios Frozen North Production et Ne0nRa1n, développeuse indépendante, ont mis au point une nouvelle version intitulée « BioBlox ». Le principe : le pouls du joueur est mesuré à l'aide d'un petit capteur fixé sur son doigt et relié au PC. Plus son pouls augmente, plus les blocs tombent vite. Un autre prototype évalue le stress à l'aide d'un capteur mesurant l'humidité de la peau, comme les détecteurs de mensonge. Selon ses créateurs, ce dispositif inciterait les joueurs à apprendre à limiter leur degré d'excitation. Mais pour le neuropsychologue Dean Mobbs les choses « ne sont peut-être pas si simples ». Dans une expérience d'imagerie cérébrale, son équipe a constaté que lorsque des sujets jouent à un « Pac Man » simplifié, tant que le « fantôme » est éloigné, les zones du cerveau les plus actives sont celles impliquées dans le raisonnement. Mais si le fantôme se rapproche, c'est l'activité des centres cérébraux plus primitifs, impliqués dans les conduites instinctives de panique et de fuite, qui devient prépondérante. En attendant, les collectionneurs ayant une console Nintendo 64 peuvent exhumer « Tetris 64 ». Cet ancêtre de « BioBlox », sorti en 1998, faisait lui aussi varier la vitesse du jeu en fonction du rythme cardiaque du joueur.