Free: Des abonnés bientôt non identifiables par la Hadopi

WEB Jusqu'à quatre personnes différentes peuvent partager une même adresse IP...

20 Minutes avec agence

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Le logo de Free au siège du groupe Iliad à Paris, le 10 mars 2014

Le logo de Free au siège du groupe Iliad à Paris, le 10 mars 2014 — Eric Piermont AFP

Faute d’adresses IPv4 (le protocole majoritairement utilisé en France) disponibles, le fournisseur d’accès Internet (FAI) Free attribue depuis peu une adresse IP commune à plusieurs clients.

Une nouvelle politique d’attribution qui ne pourrait pas plaire à la Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet). Car, à en croire Le Figaro, en cas de détection de téléchargements illégaux provenant d’une de ces adresses, l’institution ne pourra plus identifier l’internaute fautif de façon certaine.

Les adresses IPv4 disponibles viennent à manquer

Ne sachant plus quel abonné se livrera à du téléchargement d’œuvres protégées par le droit d’auteur, la Hadopi ne pourra donc plus leur adresser de messages d’avertissement. Loin de viser ainsi l’autorité, Free affirme que seules des raisons techniques l’obligent à regrouper jusqu’à quatre clients différents sur une même adresse IP. Alors que le nombre d’internautes ne cesse de croître et que la pénurie en adresses IPv4 s’annonce, Free évoque ainsi un « souci d’économie ».

Pour rappel, un bras de fer avait déjà opposé Free à la Hadopi. En 2010, l’opérateur avait décidé de ne pas envoyer les messages d’avertissement obligatoires à ses abonnés dont l’activité illégale avait été détectée. Puis, quatre ans plus tard, la société fondée par Xavier Niel avait finalement accepté que le deuxième avertissement, prévu par la procédure en cas de récidive, soit envoyé à ses clients.

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