Le logo du navigateur Brave.
Le logo du navigateur Brave. - BRAVE

Il y avait les bloqueurs de pub d’un côté, et les bloqueurs de bloqueurs de pub de l’autre. Le navigateur Brave veut trouver l’équilibre entre ces deux extrêmes, entre le confort des utilisateurs et la survie financière de nombreux sites Internet gratuits. L’idée du cofondateur de Mozilla, Brendan Eich, consiste à bloquer les pubs qui suivent l’internaute à la trace et à les remplacer par des annonces plus respectueuses de la vie privée. Mais son business model ne plaît pas à tout le monde.

Brave n’est pas un organisme à but non lucratif. La start-up compte gagner de l’argent en créant son propre réseau d’annonceurs et en prélevant une commission de 15 %. Eich promet toutefois qu’il ne sera pas possible de payer pour acheter sa place sur une liste blanche – comme le fait AdBlock –, une pratique souvent vue comme du racket.

Open-source et multiplateformes

Pour l’instant, Brave est disponible en version bêta sur invitation. Le logiciel, open-source, existe sur Mac, Windows et Linux ainsi que sur iOS et Android. La version PC est basée sur Chromium, celle pour iOS sur Firefox et celle pour Android sous Link Bubble, un navigateur racheté par Brave.

Eich jure que Brave accélère le chargement des pages mobiles. Il y a bien une démo sur YouTube, mais elle est trompeuse car elle semble présenter uniquement la version avec les pubs bloquées – et pas celle avec les pubs remplacées.

15 % reversés à l’utilisateur

L’idée de départ semble plutôt bonne. Brave promet de bloquer « tous les systèmes de tracking et les publicités intrusives ». A la place, le navigateur dresse une charte stricte de ce qui est acceptable. Au lieu d’utiliser des cookies, il s’appuie sur l’historique de navigation locale anonymisée pour cibler ses annonces, et active par défaut une navigation chiffrée (https). Eich compte également reverser 15 % des revenus à l’utilisateur pour qu’il puisse contribuer à ses sites payants préférés.

Reste que dans la pratique, trouver des partenaires risque d’être compliqué. Bloquer des annonces pour proposer les siennes pourrait représenter un conflit d’intérêts, rappelle Ars Technica. Et recemment, plusieurs techniques « d’injection » de réclames, notamment par Lenovo ou Comcast, ont vivement été dénoncées comme des malwares...

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