Un chien porte un appareil équipé de capteurs de la société japonaise Anicall censé analyser ses émotions, à Tokyo, le 13 janvier 2016.
Un chien porte un appareil équipé de capteurs de la société japonaise Anicall censé analyser ses émotions, à Tokyo, le 13 janvier 2016. - YOSHIKAZU TSUNO / AFP

De notre correspondant à Tokyo,

Malgré les avancées technologies fulgurantes en matière d’appareils de traduction, le langage des animaux reste encore mystérieux pour le commun des mortels. Du moins les humains. Pour mieux « comprendre ce que ressentent les bêtes, et ainsi rapprocher hommes et animaux », une entreprise japonaise a mis au point un collier, qui, à défaut de permettre une conversation suivie, pourrait au moins éviter de se faire mordre par son animal de compagnie.

>> A lire aussi : Le Japon fait marcher les chiens

La technologie mise au point par la société Anicall repose sur un collier recueillant « toutes sortes d’informations » sur l’animal, dont le rythme cardiaque, la température ou le taux d’humidité, mais aussi interpréter « 40 mouvements » du chien ou du chat. L’appareil, présenté la semaine dernière à la « Wearable Expo » de Tokyo, peut communiquer par Bluetooth avec un smartphone à proximité, sur lequel une application dédiée promet d’analyser ces signaux pour transmettre au mieux « l’état d’esprit » de l’animal.

« L’Internet des animaux »

« Par exemple, que ressent votre chien quand il est allongé sur le dos, ventre en l’air, exposant ainsi son point faible ?, explique Masayoshi Asai, chercheur chez Anicall. « Est-il en train de se détendre ou de récupérer parce qu’il est fatigué ? ». Le système est aussi utile selon lui « pour savoir ce que ressent le chien quand il aboie ».

Le collier est aussi adapté aux chats. - Tokyo, le 15 janvier 2016. - M.CENA/20 MINUTES

 

L’application « traduit » ainsi les données reçues en langage facilement compréhensible par le maître inquiet du bien-être de son compagnon : « Excité », « détendu », ou encore « s’ennuie ». Le système permettrait aussi de dépister les signaux avant-coureurs d’une maladie.

« Ce n’est pas l’Internet des objets, c’est l’Internet des animaux », proclame Anicall, qui développe également des appareils destinés aux vaches et aux chevaux, censés faciliter le travail des éleveurs.

Le collier pour chiens et chats, lui, devrait être lancé en avril aux alentours de 9.000 yens (70 euros). Le marché local pourrait bien être réceptif à ce produit : en 2014, on recensait au Japon 20 millions de chats et de chiens domestiques, soit une population plus importante que celle des enfants de moins de 15 ans.

Mots-clés :