Le logo de Free au siège du groupe Iliad à Paris, le 10 mars 2014
Le logo de Free au siège du groupe Iliad à Paris, le 10 mars 2014 - Eric Piermont AFP

C’en est presque fini de l’itinérance de Free Mobile sur le réseau Orange. L’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms a en effet fait savoir ce mardi qu’elle avait demandé au quatrième entrant sur le marché de la téléphonie mobile d’accélérer le « processus d’extinction rapidement, sans attendre la fin du contrat existant ».

Un accord qui ne peut être pérenne

Signé en 2012, quand Free a proposé son offre de téléphonie mobile sans pouvoir couvrir l’ensemble du territoire, l’accord entre les deux opérateurs arrive théoriquement à échéance fin décembre 2017. Il prévoyait l’utilisation du réseau en 2G et 3G d’Orange contre 500 à 700 millions d’euros par an.

Cependant, « si cette prestation s’est justifiée pour accompagner l’entrée d’un quatrième opérateur de réseau mobile, elle ne saurait a priori être pérenne », a fait savoir l’Arcep. Une vision partagée par la concurrence, qui estime que la filiale d’Iliad a eu suffisamment de temps pour étoffer son réseau.

Faute de plan commun, l’Arcep pointera les antennes à exclure de l’itinérance

Le gendarme des télécoms ne va pas pour autant demander une coupure immédiate des robinets, mais permettra, pour certaines zones, de poursuivre l’itinérance jusqu’en 2020. « Nous avons estimé que l’extinction brutale de l’itinérance au 31 décembre 2017, comme le prévoit le contrat, n’était pas crédible. Nous voulons par conséquent accompagner le processus pour que ça marche et que ce soit effectif », a effectivement expliqué au Monde Sébastien Soriano, président de l’Arcep.

Dans le détail, le gendarme des télécoms prévoit deux calendriers distincts : « Pour les services haut débit (équivalent 3G), l’ARCEP estime que l’extinction devrait se terminer à une date évaluée à ce stade entre la fin 2018 et la fin 2020. Pour les services voix, SMS et bas débit (équivalent 2G), qui ont une importance moindre dans la dynamique d’investissement, l’extinction pourrait être effective à une date évaluée à ce stade entre le début 2020 et la fin 2022 », explique-t-il dans son communiqué.

Orange et Free ont donc jusqu’au 23 février pour présenter un plan de coupure des émetteurs partagés qu’ils partagent. En l’absence d’entente, l’Arcep décidera des antennes qui seront exclues de l’itinérance.

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