Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le 6 janvier 2016 à Paris
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, le 6 janvier 2016 à Paris - MARTIN BUREAU AFP

En visite Las Vegas, Emmanuel Macro a surtout soutenu la French Tech, notamment les Nantais de 10-Vins, désignés « meilleure start-up » du CES. Mais le ministre de l’Economie a également défendu le groupe américain Uber, estimant dans une interview au Monde qu’il donne « accès à l’activité économique » à des jeunes « souvent victimes de l’exclusion », tout en appelant le gouvernement « à de grandes réformes ».

« On le voit avec l’exemple qu’offre Uber dans la région parisienne : des gens souvent victimes de l’exclusion choisissent l’entrepreneuriat individuel parce que pour beaucoup de jeunes aujourd’hui, c’est plus facile de trouver un client que de trouver un employeur », affirme le ministre.

La gauche du PS ironise

« Ils se lancent, ils travaillent plus, la rémunération ne suit pas toujours, mais ils ont accès à l’activité économique et à des perspectives de mobilité », souligne M. Macron, qui souhaite qu’il y ait « une palette beaucoup plus large » entre « les politiques de solidarité - les minima sociaux et le chômage - et le CDI ».

A la remarque « au fond, votre plan c’est l’ubérisation de l’économie », le ministre ne rejette pas catégoriquement cette idée. « Notre choix est d’ouvrir notre économie et de créer davantage de mobilité sociale », assure-t-il, convaincu que le gouvernement « n’a pas tout fait pour l’emploi ».

Cette prise de position a suscité de vivres réactions sur twitter, notamment de la part de Gérard Filoche, figure de la gauche du Parti socialiste. « Ca y est Macron franchit le pas officiellement : il prend Uber pour modèle, ce négrier, cette pieuvre pillarde », a-t-il tweeté.

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