Tendu de noir et cintré de métal, le Pradaphone en jette. Premier accessoire high-tech du couturier italien, ce monstre de technologie tactile prend de court Apple et son futur iPhone. Téléphone, appareil photo autofocus 2 mégapixels, caméra vidéo (320 x 200), lecteur MP3/FM et lecteur vidéo, le Pradaphone fait tout et plutôt bien.
En coulisses, c'est le coréen LG qui a conçu et fabriqué ce petit objet du désir (98,8 x 54 x 12 mm pour de 80 g). Quinze mois de développement pour proposer un « mobile dont le contenu a du sens », selon Giacomo Ovidi, directeur du développement de Prada, et surtout pas « un produit en co-branding ni une édition limitée d'un appareil LG », comme ce fut autrefois le cas entre Dolce Gabana et Motorola autour du mobile Rizr. Clou du Pradaphone, son large écran tactile. Avec ses 3 pouces (7,62 cm) pour 240 x 400 pixels, celui-ci occupe pratiquement toute la surface de l'appareil. Inutile de lire le mode d'emploi, le règne de l'intuitivité en rend l'usage accessible même aux béotiens qui, en quelques minutes, auront le produit bien en mains. Constat, l'ergonomie est vraiment un point fort. Par ailleurs, la qualité de l'écran, très confortable lorsque l'on bascule l'appareil en 16/9e pour regarder ses photos ou de courtes vidéos, fait du Pradaphone plus qu'un simple gadget.
Coup d'essai, coup de maestro ? Presque. Malgré ses 600 eur, l'appareil n'est ni 3G, ni Wifi, seulement Edge Tri-Band. De plus, sa mémoire interne ne dépasse pas 8 Mo, ce qui rend l'achat d'une carte Micro-SD vitale. Pour le reste, les deux partenaires ont su viser juste, en concevant un outil simple dont on ne se lasse pas. Chez Prada, le postulat de départ était clair : « à part les sous-vêtements, il n'y a pas d'autre produit que son téléphone mobile avec lequel on passe toute sa journée ».