Google va réorganiser sa structure en Europe pour tenter de faire taire les polémiques
Google va réorganiser sa structure en Europe pour tenter de faire taire les polémiques - Eric Piermont AFP

Google tenait vraiment au «.app». Pour s’offrir l’extension de nom de domaine, qui se substitue dans les adresses internet à .fr, .com, .org… le géant américain n’a pas hésité à débourser 25 millions de dollars (22,3 millions d’euros) aux enchères.

Cher payé pour trois lettres?

C’est un record dans l’histoire des enchères tenues par l’Icann, la société qui gère l’attribution des noms de domaine dits «de premier niveau», c’est-à-dire les deux ou trois dernières lettres (ou plus) des adresses internet. Depuis qu’elle a commencé à vendre ces noms de domaine qui ne correspondent pas à des pays (.fr, .be, .ch…), c’est le .tech qui avait atteint le prix le plus haut, acheté 6,7 millions de dollars (6 millions d’euros) par la société Dot Tech LLC.

Quels autres extensions sont à vendre?

A l’automne, Amazon avait acheté les .buy et les .spot, respectivement pour 5 millions et 2,2 millions de dollars. Les noms .baby, .realty ou .dot ont aussi été vendus récemment.

Que va faire Google avec le .app?

Google dispose de son propre service d’enregistrement de noms de domaine, Google Registry, qui autorise n’importe qui à acheter des adresses en .how ou .soy. La société américaine s’est aussi portée candidate à l’acquisition de .docs, .android, .free ou .fyi. Via Google Registry, elle envisage également de proposer des noms en .dad, .meme, et la première extension en japonais, .みんな (ou .minna), qui signifie «tout le monde».

Dans le cas de .app, Google veut proposer des noms de domaine aux développeurs d’applications, pour «que les utilisateurs d’internet voient clairement où ils peuvent trouver des applications et des informations sur les développeurs», explique la société californienne.

Les attributions d’extensions de noms de domaine ne se passent pas toujours bien: en juin dernier, la secrétaire d’Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire, avait milité devant l’Icann pour que les noms en .wine et .vin tiennent compte des AOC, pour «protéger la diversité culturelle». Un conflit qui n’est toujours pas tranché.

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