«20 Minutes» a testé une dizaine d'applications de voyages en immersion à Lisbonne les 29 et 30 avril 2014.
«20 Minutes» a testé une dizaine d'applications de voyages en immersion à Lisbonne les 29 et 30 avril 2014. - 20 Minutes

Des applications mobiles pour préparer un voyage, trouver des itinéraires sur place, traduire une langue étrangère, découvrir une ville... Il en existe aujourd’hui une quantité impressionnante.

Le géant Google a invité une poignée de journalistes à découvrir les siennes en immersion à Lisbonne pendant deux jours. L’occasion pour 20 Minutes de tester sur place une dizaine d’applications de voyage (et pas seulement celles de la firme de Mountain View) afin de répondre à une question en plein ponts de mai et à l’approche de l’été: peut-on vraiment tout faire sur place et profiter de son séjour avec uniquement son mobile en poche?

Accepter d’être géolocalisé pendant le séjour

Avant de partir, trois applications se sont révélées utiles. PackMeApp, qui permet de cocher les choses à ne pas oublier pour son séjour comme des écouteurs, son chargeur mobile ou du produit à lentilles. Puis, Google Now et TripIt qui permettent d’organiser son séjour en amont puis ses déplacements dès l’arrivée à destination. Outre l’affichage de la météo de rêve à Lisbonne (26°C et ciel bleu), les apps récupèrent les données du vol dans la boîte mail pour envoyer une alerte en cas de retard et indiquer quelle porte prendre pour embarquer à l’aéroport.

Une fois que l’avion a atterri, les applications repèrent la réservation d’hôtel dans la boîte mail également et indiquent quelles lignes de transports prendre. Un service très pratique… à condition d’accepter de céder toutes ses données personnelles (géolocalisation, scan de vos e-mails).

Une fois débarrassé de ses bagages, personne ne résiste à l’idée d’aller découvrir les curiosités de la sublime capitale. En guise de guide de voyage, 20 Minutes a jonglé entre FieldTrip, le guide de Lisbonne de TripAdvisor,  et celui de Tripomatic, trois applications qui permettent d’avoir des informations sur les monuments, restaurants, endroits historiques, qui se trouvent à proximité de vous en temps réel (géolocalisation indispensable).

La majorité des attractions touristiques de Lisbonne y figurent. Les guides indiquent par exemple que la Cathédrale Santa Maria Maior de Lisbonne a été édifiée à partir du XIIe siècle et a gardé ses tours romanes de l’époque. Ou encore que la Place du Commerce est l’une des plus grandes d’Europe.

Des guides pour savoir l’essentiel

En revanche, pour avoir des informations approfondies, la plupart des guides renvoient vers des pages Wikipédia de 4 kilomètres de long. C’est le cas pour Google Goggles, qui permet d’obtenir des informations sur un objet en le prenant en photo… en théorie. Son utilisation a été un échec à Lisbonne. Pourtant photographiée sous tous ses angles, la célèbre statue équestre en bronze de Joseph Ier de Portugal, qui trône en plein milieu de la Place du Commerce, reste encore un mystère pour l’application. Dommage.

Deux choses importantes à souligner: il vaut mieux maîtriser l’anglais pour utiliser ces guides, car les quelques informations proposées en français sont souvent des traductions littérales d’articles en anglais, ce qui peut donner des textes sans queue ni tête. Et il vaut mieux être équipé d’un chargeur portable pour éviter de voir son smartphone rendre l’âme en pleine balade au moment d’immortaliser le Pont du 25 avril depuis les hauteurs du Château de Saint-Georges.

Echanges rock n’ roll via Google Traduction

«Bom dia», «obrigada»… Pour traduire un ou plusieurs mots histoire de se débrouiller sur place (demander où aller pour écouter du fado ou savoir s’il y a de la morue dans un menu au restaurant), iTranslate et Google Traduction sont d’une aide précieuse. Les dictionnaires sont très complets et ont même un mode «hors ligne». Grosse déception toutefois en ce qui concerne la fonction photo de Google Traduction, outil a priori miraculeux censé traduire un texte que l’on a capturé avec l’appareil photo. Expérimentée à plusieurs reprises (menus, panneaux), la traduction du portugais au français est très loin d’être au point.

Ne comptez pas non plus sur la traduction à haute voix par le téléphone pour faire écouter une phrase en portugais à un Lisboète. Converser avec un smartphone n’est entré dans les mœurs nulle part pour l’instant. Sans surprise, notre interlocuteur nous a demandé de déguerpir, mobile à la main.

Frais d’itinérance et données

A l’heure actuelle, les coûts de «roaming» pour la consommation de données sur mobile dans un autre pays de l’Union européenne sont plafonnés à 0,45 euros hors taxe par mégaoctet (Mo). En attendant la suppression de ces frais, il vaut mieux être équipé sur place d’une carte SIM locale avec «data» (donnée) illimitée pour utiliser toutes ces applications, surtout en cas de long séjour.  Pour se rendre compte de la «data» consommée à Lisbonne: Maps: 17,25 Mo, Goggles: 15,46 Mo, FieldTrip: 12,64 Mo, Recherche: 11,4 Mo, Traduction: 4 Mo, TripAdvisor: 2 Mo, Lisbon City Guide: 1,7 Mo.  Près de 65 Mo qui auraient donc été facturés plus de 29 euros.

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