Sealand ne veut pas se vendre à des pirates

A la recherche d’acquéreurs, le plus petit Etat auto proclamé du monde refuse de fricoter avec Pirate Bay. Le célèbre site BitTorrent aurait bien déménagé ses serveurs sur l’ancienne plate-forme britannique.

Philippe Berry

— 

DR

Les plans de Pirate Bay tombent à l’eau. La semaine dernière, le célèbre site bitTorrent suédois avait lancé une campagne de souscription pour tenter de s’offrir la principauté de Sealand, le plus petit état auto proclamé du monde.

Oui mais voilà: indépendamment des querelles juridiques sur la faisabilité de la chose, le propriétaire de cette ancienne plate-forme militaire britannique, qui souhaite se séparer de ses 550 m2 pour la modique somme de 750 millions d’euros, refuse de fricoter avec les flibustiers suédois.

Dans une interview à la chaîne canadienne CBC, le prince Michael Bates explique que les activités de Pirate Bay «violent les lois sur le copyright», ce qui ne «lui convient pas du tout». Il écrit en effet un livre sur la folle histoire de Sealand, qu’il verrait bien adapté à Hollywood.

Ennuis judiciaires

Si Pirate Bay cherche un havre de paix (et surtout à l’abri des lois sur le droit d’auteur), c’est que le site a déjà eu affaire avec la justice. En mai 2006, il avait été fermé par les autorités suédoises. Il avait alors déménagé sur des serveurs aux Pays-Bas avant de refaire son apparition en Suède le mois suivant.

Depuis le début de la souscription, un peu plus de 18.000 dollars ont été récoltés. Sur un forum, 5.000 internautes causent des lois, de l’économie et de la société qu’ils rêvent de bâtir. Cette utopie ne se réalisera donc pas sur Sealand. Mais déjà, le site TorrentFreak dresse la liste d’autres cibles potentielles. Les pirates ne rendent pas les armes.

Mots-clés :

Aucun mot-clé.