Le logo de l'app Jelly.
Le logo de l'app Jelly. - JELLY

Alors que les géants de l'électronique peinent à se faire entendre dans le brouhaha du CES de Las Vegas, une app s'est taillée la part du lion du bruit médiatique, mardi. Elle s'appelle Jelly, et on la doit à l'un des cofondateurs de Twitter, Biz Stone. Reste à voir s'il ne s'agit pas que d'un feu de paille.

Jelly, c'est quoi?

Une app de questions-réponses visuelle, disponible sur iOS et Android. C'est un peu l'enfant de Yahoo Answers et de Quora, sauce Instagram. Son slogan: «Aidons-nous les uns les autres.»

 

La présentation en vidéo

 

Comment ça marche?

Pour poser une question, il faut prendre une photo ou uploader une image (depuis la galerie ou via une capture d'écran). On peut y ajouter un lien, un gribouillis et un court texte, du genre «C'est quoi ce truc mystérieux?», «Quelles sont les meilleures baskets pour courir?», «Je vais à Paris, conseillez-moi un bon resto». De l'autre côté, on swipe d'une question à l'autre. Trois choix: zapper, répondre ou faire suivre à ses contacts qui peuvent y répondre, et ainsi de suite. On peut enfin voter pour les meilleures réponses. Pour l'instant, il n'y a ni hashtag, ni moteur de recherche, ni classement des questions les plus populaires.

 

Est-ce un nouveau réseau social?

Non. Pas pour l'instant, en tout cas. On s'y connecte avec Twitter ou Facebook. Jelly s'appuie sur leurs réseaux «étendus». Pour Facebook, il s'agit des amis de ses amis. Pour Twitter, des followers de ses followers. On voit leurs questions, et ils voient les nôtres. Selon une étude du Pew center, sur Facebook, pour un utilisateur, deux degrés de séparation représentent en moyenne 150.000 personnes.

 

Pourquoi un tel buzz?

Principalement à cause de son pedigree. Biz Stone est l'un des quatre cofondateurs de Twitter. Il avait révélé le nom de sa nouvelle aventure mais réussi à garder le concept secret. Jelly a déjà levé des sommes conséquentes. Parmi les investisseurs VIP, on trouve notamment Al Gore et Bono.

 

D'où vient le nom?

De la méduse et pas du dessert. Il été choisi «en référence à son cerveau décentralisé».

 

Quel est son potentiel?

Dur à dire. Simple, réactive et moderne, l'interface est dans l'air du temps. On swipe à tout va comme sur l'app de dating Tinder. Pour l'instant, le sérieux côtoie le LOL. «J'ai besoin d'aide avec Adobe Lightroom», tente l'un. «Qui connaît ce type qui me tousse dessus dans le bus?», demande un autre. «Voilà une photo de Mark Zuckerberg qui envoie un SMS au volant, qu'en pensez-vous?», balance un dernier. Avec un nombre d'utilisateurs encore très limité, il faut patienter un moment avant d'obtenir une réponse. C'est là que se trouve le plus grand défi de Jelly: l'app ne vient pas combler un manque critique. Se tourner vers Facebook, Twitter ou le Web est en général assez efficace.

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