VIDEO. Xbox One ou PS4: Comment faire son choix?

ECLAIRAGE La Xbox One de Microsoft est lancée ce vendredi en France. La Playstation 4 de Sony la semaine prochaine. Pour quelle console de salon craquer?...

Joël Métreau

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Les consoles de salon Xbox One de Microsoft et PlayStation 4 de Sony.

Les consoles de salon Xbox One de Microsoft et PlayStation 4 de Sony. — AP / SIPA / SONY

Les deux consoles précédentes de Sony et de Microsoft, la PlayStation 3 et la Xbox 360, s’étaient vendues à environ 75 million d’unités. Celles qui leur succèdent, la Xbox One lancée ce vendredi en France, et la Playstation 4 de Sony la semaine prochaine, possèdent des qualités presque similaires. Quelques clés pour s’y retrouver.

La technologie

Les deux consoles représentent un bond en avant par rapport aux générations précédentes. Il suffit de d’observer la qualité plus détaillée des images des jeux. L’effet est bluffant. Spécialistes et hardcore gamers s’accordent pour dire que la PS4 est toutefois légèrement plus puissante et offre un meilleur rendu visuel. PS4 comme Xbox One incluent un lecteur DVD et Blu-Ray ainsi qu’un disque de 500 Go.

Le design

Pour les couleurs, pas le choix, on broie du noir. Côté poids, la Xbox One ressemble à un monolithe de 3,2 kilos. Elle «est la console la plus lourde et imposante que j’ai jamais eu, plus grande que la PS3», raconte à 20 Minutes l’Américain Harold Goldberg, féru de consoles et auteur du génial AYBABTU, Comment les jeux vidéo ont conquis la pop culture en un demi-siècle. La PS4, qui possède un design «incliné» et plus original, pèse elle 2,8 kilos.

La rétrocompatibilité

Zéro pointé. Sur les deux consoles, pas moyen de faire tous les galettes de ses jeux Xbox 360 et PS3. De quoi faire enrager les joueurs. Par ailleurs, les anciens accessoires tels que les manettes ne peuvent pas être utilisés avec les nouvelles consoles. Sony devrait toutefois peaufiner son offre de «cloud gaming» pour permettre de jouer à des anciens titres non compatibles avec la PS4.

Les jeux

C’est le nerf de la guerre. Sans compter les onze blockbusters communs aux deux consoles («Call of Duty: Ghosts», «Assassin’s Creed4 », « Fifa 14 »…) et déjà sortis sur Xbox 360 et PS3, les consoles essaient se distinguer par les titres exclusifs à leur lancement. «Microsoft possède un léger avantage sur ce point puisqu’ils ont légèrement  plus de titres exclusifs », note Brian Blau, analyste chez Gartner. Soit six titres au lancement pour la Xbox One: «Ryse», «Zoo Tycoon», «Forza 5», «Dead Rising 3»… Du côté de la PS4, Sony livre le FPS «Killzone Shadow Fall» et le jeu de plateformes familial «Knack». Et aussi une dizaine de titres disponibles en téléchargement, comme «Flower» et «Minecraft », plus nombreux sur la PS4. Ce line-up s’avère sans doute un peu léger au départ, mais dans les mois à venir ces offres exclusives vont s’étoffer. Avec le très attendu «Titanfall» ou «Quantum Break» sur Xbox One ou les prochains «Infamous» et  «Uncharted» sur la PS4.

Les périphériques et accessoires

Les deux consoles sont vendues avec une manette sans fil. Avec d’efficaces gâchettes à impulsion et moteurs de vibration pour la Xbox One, et un pavé tactile audacieux pour la PS4. Cette dernière, la «DualShock 4», beaucoup plus agréable que la précédente notamment grâce à ses pads plus éloignés, possède un bouton «share» pour partager captures d'écran et  vidéos via les réseaux sociaux. Kinect, accessoire de reconnaissance faciale, de mouvements et de voix, est vendue dans une version améliorée avec la Xbox One. Plus précise que sa version précédente. Et surtout elle demande moins de profondeur pour être utilisée.   Pour la PS4, il faudra acquérir une caméra vendue environ 59 euros.

Les seconds écrans

C’est le futur du divertissement digital. Jouer sur plusieurs écrans à la fois. Une pratique déjà adoptée par la Wii U de Nintendo avec sa mablette. Chez Microsoft on poursuit l’usage de l’application Smartglass, téléchargeable sur iOS, Android. Chez Sony, il existe aussi une PlayStation App sur Android et iOs. Mais le géant préfère se concentrer sur la PS Vita, sa console portable, comme deuxième écran. Et c’est l’un des grand avantages, puisque la fonction «remote play» permet de poursuivre ses parties via Wifi sur la PS Vita. En revanche il faut débourser 200 euros...

Jouer en ligne

Une connexion initiale à Internet pour la Xbox One est nécessaire. Mais pas besoin d’avoir la console connectée en permanence à Internet, comme Microsoft l’avait souhaité au départ.  Pour profiter du multijoueur en ligne, il faudra posséder un compte Xbox Live Gold (59,99 euros pour douze mois). Un compte qui peut être utilisé par plusieurs profils différents dans un même foyer. La PS4 est passé au payant pour le multijoueur : 49,99 euros par an. Pour les autres services, «comme les réseaux sociaux et le live streaming, il semblerait que la PS4 offre plus de possibilités, comme l’intégration de Facebook et  des possibilités de jeu en streaming», note l’analyste Brian Blau. Chez son concurrent Xbox One, l'application Twitch prévu pour le streaming a été repoussée en 2014. Mais la Xbox One peut aussi s’appuyer sur l’expertise de Microsoft en matière de cloud, espace de stockage de données extérieur à la console.

Au-delà du jeu

«Microsoft se présente comme un appareil global de salon, qui, en plus, permet de jouer à des jeux», affirme Harold Goldberg. L’un des gros avantages de la Xbox One, c’est de pouvoir passer aisément d’une application à une autre. D’interrompre une partie en cours regarder une vidéo via l’application YouTube et de reprendre la partie à l’endroit où on l’a abandonnée. Et la Xbox One «possède davantage d’applications que la PS4. Au lancement, c’est un atout pour les joueurs qui souhaitent utiliser leur console comme un centre de médias», note l’analyste Brian Blau de Gartner.

Le prix 

La Xbox One est vendue 499 euros en Europe, contre 399 euros pour la PS4. Les jeux, eux, seront vendus neuf de 60 à 70 €.

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