Revue de web sur le monde virtuel de Linden Labs
Le site
sl-escorts recense, lui, les avatars qui proposent des services sexuels dans le monde parallèle.
De nombreux médias se prêtent au jeu et créent leur personnage afin d’entrer dans l’univers de Linden Labs. Ainsi, l’avatar-journaliste Pete Newcomb débarque sur l’île des nouveaux arrivants de Second Life pour le compte de
Libération. Le quotidien français, qui égrène les noms des avatars les plus célèbres, propose également sur son site un diaporama de clichés virtuels par le webphotographe Marco Cadioli.
Markbeeb Vostok se balade, lui, dans le monde virtuel pour le compte de la BBC et tient
un carnet de bord qui permet de se rendre compte qu’il n’est pas toujours facile de s’initier aux règles du jeu.
Pour
Les Echos, Second Life représente une formidable opportunité pour les marques de tester leurs produits avant de les lancer dans le monde réel. « Un laboratoire grandeur nature » qui fait s’effacer les frontières entre virtuel et non-virtuel. L’agence de pub Leo Burnett entend ainsi mener ses réunions de créatifs sur Second Life tandis que les mouvements antipub y attaquent déjà les panneaux publicitaires.
Le quotidien britannique
The Guardian évoque, lui, les difficultés du jeu et l’apparition mi-novembre de CopyBot, un programme virus qui coûte 3.000 linden (la monnaie locale dans Second Life) et permet de cloner les avatars et les objets du jeu. Une contrefaçon virtuelle qui provoque,
selon la BBC, l’énervement de nombreux internautes et oblige Linden Labs à punir tout joueur qui l’utiliserait.
Reste que Second Life permet à certains de s’enrichir, comme le souligne
Wired qui évoque le cas de Jennifer Grinnell, alias Janie Marlowe, commerçante du Michigan qui gagne, grâce à Second Life, quatre fois son salaire. En vendant virtuellement des vêtements et de quoi améliorer le look des avatars du monde entier.
Le très sérieux et très réel Business Week n’a pas hésité, quant à lui, à faire
sa Une sur Anshe Chung, la première millionnaire issue de Second Life. Cette Allemande d’origine chinoise a fait fortune dans le monde réel en construisant des villas virtuelles avec un investissement de départ de… 9,95 dollars ! Aujourd’hui, pas moins de dix personnes en chair et en os travaillent pour elle dans un studio de création numérique installé en Chine. Plus qu’une deuxième vie, une révolution.