Le Samsung Galaxy Note 3.
Le Samsung Galaxy Note 3. - DR

P.B.

En anglais, on appelle ça de «l'astroturfing», du nom d'une marque de pelouse artificielle: tromper l'opinion par une fausse campagne populaire. Dans le cas de Samsung, pour vanter les mérites de ses produits et attaquer ceux des concurrents. Une pratique illégale dans de nombreux pays, notamment à Taïwan, où Samsung s'est fait épingler et va devoir payer une amende de 300.000 euros.

Via deux agences marketing, le Coréen payait des internautes pour qu'ils écrivent sur des forums que ses téléphones étaient les meilleurs du monde, et que ceux de HTC, notamment, n'étaient pas terribles.

Une pratique répandue

Il s'agit de la seconde fois en un an que Samsung se fait attraper pour des tactiques malhonnêtes. Cet été, il avait reconnu qu'il avait offert 500 dollars à des développeurs pour faire la pub d'un de ses événements sur le site de programmeurs StackOverflow. A l'époque, Samsung avait juré qu'une firme marketing avait agi de sa propre initiative.

Il s'agit d'une pratique assez répandue en ligne. Fin septembre, 19 entreprises se sont fait condamner aux Etats-Unis pour des fausses critiques, notamment pour un service de blanchiment des dents et d'épilation laser. Mais le champion reste le romancier RJ Ellory, qui avait créé une multitudes de comptes Amazon pour écrire qu'un de ses romans était «un chef-d’œuvre des temps modernes».