Le fondateur de MegaUpload, Kim Dotcom, le 22 février 2012, en Nouvelle-Zélande.
Le fondateur de MegaUpload, Kim Dotcom, le 22 février 2012, en Nouvelle-Zélande. - B.PHIBBS/AP/SIPA

P.B.

Des pétaoctets de données sont partis en fumée. Mercredi, le Néerlandais LeaseWeb a confirmé qu'il avait fait du ménage sur ses serveurs qui contenaient les fichiers immobilisés des utilisateurs européens de MegaUpload. Pour Kim Dotcom, fondateur du site mis hors-ligne par le FBI il y a 18 mois, il s'agit «du plus grand massacre de données de l'histoire d'Internet»

LeaseWeb explique qu'il a attendu un an avant de tout effacer en février dernier. Les 630 serveurs représentaient 1% de son parc, et alors qu'un hypothétique procès aux Etats-Unis est toujours suspendu à une éventuelle extradition de Dotcom, l'hébergeur voulait les récupérer pour de nouveaux clients. Pour constituer son dossier contre MegaUpload, le FBI avait déjà saisi 60 serveurs de LeaseWeb l'an dernier .

Pas de décision sur son extradition avant fin 2013

Le turbulent entrepreneur, qui a relancé un nouveau service, baptisé Mega, en janvier dernier, dit qu'il consulte des avocats néerlandais en vue d'une action judiciaire contre LeaseWeb. Selon lui, l'hébergeur ne l'a pas averti avant de passer à l'acte, ce que ce dernier dément. Dotcom avait répété qu'il comptait racheter les serveurs si les fonds saisis par le FBI étaient débloqués, ce qui n'est pas possible avant un procès américain –ou une annulation de la procédure.

Début juin, les autorités néo-zélandaises ont encore repoussé la décision concernant son extradition vers les Etats-Unis. Une nouvelle audience n'aura pas lieu avant novembre 2013, voire avril 2014.