Comme sur un PC, l'antivirus scanne automatiquement le contenu du smartphone pour y débusquer les éventuelles menaces.
Comme sur un PC, l'antivirus scanne automatiquement le contenu du smartphone pour y débusquer les éventuelles menaces. - TREND MICRO

Christophe Séfrin

L’histoire se répète pour les fabricants d’anti-virus. Après le monde du PC c’est au tour de celui des  smartphones et des tablettes de subir les assauts des pirates et hackers. « En termes de risques, le manque de sécurité sous Android est du niveau de celui sous Windows il y a 10 ans », indique à 20 Minutes Damase Tricart, Directeur marketing Grand public Europe de Trend Micro, société spécialiste de la sécurité informatique pour les entreprises et les particuliers. Ainsi, 70 000 applications malveillantes seraient accessibles sur Google play, un chiffre confirmé par Google France, que nous avons interrogé.

Des fonds d’écrans qui «aspirent» les contacts

Les risques justement, de quel ordre sont-ils ? En 2012, 350 000 menaces ont été recensées sous Android. « On devrait atteindre le million en 2013 », prévient Trend Micro. Un faux jeu Temple Run 2 envoyant des SMS surtaxés à votre insu (la version actuellement sur Google play est saine) ; votre carnet de contacts aspiré par une application supposée afficher des fonds d’écrans «Mon Petit Poney» et «Star Wars» ;  le suivi de votre comportement sur smartphone pour afficher des publicités ciblées sur votre PC lorsque vous utiliserez le moteur de recherche Chrome de Google… les pirates ne manquent ni d’air, ni d’imagination…

Le paramétrage de Facebook vérifié

Conséquence : comme d’autres, Trend Micro  s’engouffre dans cette nouvelle brèche avec «Trend Micro Mobile Security», sa suite antivirale dédiée à Android. Vendue sous forme d’application (gratuite durant un mois, puis 19,90 €/an), «Mobile Security» fait le boulot à fond : l’application vérifie le contenu du smartphone, bloque les URL malveillants, l’accès aux sites de phishing… Elle filtre même les SMS de numéros courts (synonymes de publicités) et scanne Facebook pour voir si le paramétrage est adapté. Petit bonus : Mobile Security détecte les applications les plus gourmandes en énergie et, à travers un icône «Téléphone seulement », permet d’adapter l’usage de son smartphone. En attendant, la concurrence est déjà là : McAfee ou Symantec lancent aussi leurs remèdes aux grands maux sur mobiles.

L’iPhone moins risqué

Dans le monde fermé d’Apple où chaque application est passée à la moulinette avant d’être mise en ligne, les risques seraient moindres. Néanmoins, la Commission informatique et libertés et l’institut de recherche Inria ont récemment révélé à travers leur étude Mobilitics comment des applications iOS travaillaient dans l’ombre de nos iPhones en collectants des données, par exemple.