Des écrans connectés à Internet, Facebook.
Des écrans connectés à Internet, Facebook. - REUTERS/Valentin Flauraud

P.B.

L'expérience démocratique, c'est fini. Mercredi, Facebook a annoncé qu'il souhaitait revenir sur le système de vote populaire mis en place en 2009, qui soumettait tout changement des conditions d'utilisation du réseau à un vote des utilisateurs.

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«Nous proposons de supprimer le vote en faveur d'un système qui offrira un feedback plus efficace», écrit le responsable de la communication du site, Elliot Schrage. Selon lui, Facebook «est désormais une société publiquement cotée en Bourse et soumise aux régulateurs du monde entier». Et avec «la croissance à un milliard d'utilisateurs», il fallait «trouver un processus qui serve toujours les objectifs originaux» de transparence.

 

Les utilisateurs ont jusqu'au 28 novembre pour lire et commenter les changements proposés. Facebook organisera ensuite une séance en direct de réponses aux questions. Ce dialogue est la méthode proposée pour les changements futurs. Facebook promet des séances «régulières» avec la responsable de la vie privée, Erin Egan.

 

Vote ou pas vote?

Un point n'est pas vraiment clair: Facebook va-t-il soumettre cet ultime changement au vote populaire? L'entreprise n'a pas encore répondu à notre email pour clarifier. Jusqu'à présent, si une modification recueillait 7.000 commentaires, un vote automatique avait lieu. Il fallait 30% de participation pour adopter ou rejeter une mesure, ce qui n'est jamais arrivé.

 

En juin dernier, l'activiste autrichien Max Schrems avait lancé une campagne virale qui avait permis de recueillir près de 50.000 commentaires. En revanche, seulement 380.000 personnes avaient ensuite voté, soit 0,038% des utilisateurs, rappelle TechCrunch.

 

Avec un milliard d'utilisateurs, le système actuel n'était clairement plus adapté. 7.000 commentaires était une barrière trop faible, et 30% (300 millions de personnes) un seuil trop élevé. Mais il donnait au moins l'illusion d'un contrôle populaire.