Illustration piratage.
Illustration piratage. - AFPTV

A.L

«Cinefox» et «Carnage»: voilà les noms des deux «teams» (il en existerait huit autres en France), qui mettaient en ligne des centaines voire des milliers de films via de puissants serveurs. Cinq hommes faisant partie de ces teams ont été condamnés ce mercredi 24 septembre par le tribunal correctionnel de Paris.

Pour les trois membres de la team «Cinefox», le tribunal a décidé d’une peine de six mois de prison avec sursis, et exigé qu’ils versent 710.000 euros de dommages et intérêts aux sociétés d'auteurs et de production parties civiles dans ce dossier, comme Disney, Universal ou la Warner Bros. Les deux membres de la team «Carnage», ont eux écopé de trois et quatre mois de prison avec sursis et plus de 410.000 euros de dommages et intérêts.

La prison avec sursis est une peine «plutôt légère, au regard des dispositions contenues dans le Code de la propriété intellectuelle» estime Clubic, qui suit l'affaire depuis le début. «En revanche, les peines prévues dans le cadre du volet civil sont beaucoup plus lourdes» note le site.

«Un jeu»

L’affaire remonte à 2008, quand les trois hommes de Cinefox avaient été arrêtés par les les policiers de la Brigade centrale de répression des contrefaçons industrielles et artistiques (BCRCIA). Au sein de cette équipe comme celle de Carnage, les rôles étaient bien définis. Certains récupéraient les images des films dans les salles de cinéma à l'aide d'un caméscope, selon la technique du camcording. D'autres captaient la bande-son des films grâce à la boucle magnétique destinée aux spectateurs malentendants, pour restituer une meilleure qualité sonore.

L'audience du 12 septembre avait démontré leur responsabilité dans la diffusion massive d’œuvres piratées. L'exemple du film Transformers, téléchargé plus d'1,7 million de fois sur leurs serveurs, avait notamment été évoqué. Un seul prévenu, membre de la team «Carnage» s’était présenté et avoir présenté ses activités «comme un jeu» sans intérêt financier.