Jean-Pierre Gillet, de la CCI.
Jean-Pierre Gillet, de la CCI. - CCI DE GRENOBLE

propos recueillis par Chantal Féminier

Vice-président de la CCI chargé des infrastructures, Jean-Pierre Gillet est membre du collectif Stop Bouchons qui a remis mercredi, à la commission d'enquête publique du Scot*, 5 291 contributions d'entreprises et de particuliers.

Pourquoi visez-vous le Scot ?
Parce que ce cadrage des aménagements de la région urbaine de Grenoble jusqu'en 2030 est un document « Grenelle » jusque dans la moindre virgule. Il donne la priorité à l'environnement au détriment de l'économie.
Cela veut-il dire que

les deux sont incompatibles ?
Non, au contraire, l'environnement est pour l'économie une véritable opportunité. Il faut trouver le juste milieu. Le Scot a des choses bien : le principe des pôles pour rapprocher les gens de leurs lieux de travail, par exemple. Mais pour que l'économie soit florissante, il faut que l'agglo soit positionnée sur une zone de passage naturelle. Et ce n'est pas le cas.
Comment y parvenir ?
Ce serait simple de rendre Grenoble accessible : le monde économique a fait dix propositions dont huit permettent de retirer des voitures de la circulation. Les deux autres visent les infrastructures : il faut un vrai contournement avec 2 fois 3 voies à 90 km/h. L'idée fait son chemin mais à 70 km/h pour l'instant. Enfin, il faut régler le problème du rond-point du Rondeau, un goulot d'étranglement où l'on passe de deux voies à une.

Des idées écolo aussi

Stop Bouchons, qui réclame, entre autres, des TER plus performants ou le recours aux liaisons par câble (à l'étude), préconise aussi la création de « tiers lieux » ou « éco-centres », des lieux de travail ponctuels « avant-bouchons », super-équipés.