La convention a été signée vendredi.
La convention a été signée vendredi. - Pole emploi

Dominique Thibert

Que se passe-il pour les quelque 500 agents en CDD employés chaque année par la délégation Alpes du CNRS (Drôme, Isère, Savoie et Haute-Savoie) lorsqu'ils arrivent en fin de contrat ? Impossible de tous les intégrer sur les postes de titulaires soumis à concours. Face à ce constat, en juin 2011, le CNRS Alpes a sollicité un partenariat avec Pôle emploi. Objectif : trouver un chargé de mission pour accompagner vers l'emploi les CDD en fin de contrat du CNRS, qui financerait le poste. Un comité de sélection a retenu la candidature de Corinne Vuillaume. Cette diplômée d'une école de commerce, conseiller référent à Pôle emploi, avec treize ans d'expérience, a su convaincre les deux partenaires de lui faire confiance. « Je n'avais pas de formation scientifique, mais les problèmes d'emploi sont finalement les mêmes pour tous », dit-elle.

Un bilan prometteur
Un an plus tard, « l'expérience a porté ses fruits », constate Christophe Coudroy, directeur des ressources humaines du CNRS, qui a signé vendredi une convention avec Pôle emploi « pour pérenniser cette initiative ». Même satisfaction côté Pôle emploi : « Je suis très heureux qu'on poursuive ce partenariat que je souhaite faire connaître ailleurs », ajoute en écho Patrick Lescure, directeur régional.
« Beaucoup d'établissements universitaires et de laboratoires de recherche se disent très intéressés pour reproduire chez eux ce dispositif, précise Jérôme Vitre, délégué régional du CNRS. On travaille déjà dans ce sens avec quatre universités, l'IEP et l'INP Grenoble et le CEA ».
Les agents en CDD qui ont bénéficié du partenariat CNRS/Pôle emploi couvre toute la gamme des métiers du centre de recherche.
Corinne Vuillaume cite d'abord le cas de cette Italienne de 35 ans, ingénieur spécialisée en sismologie. « On a travaillé sur ses connaissances, étudié un transfert de compétences. Elle a reçu trois propositions. Elle réfléchit pour faire son choix. » « Quant à Bérengère, poursuit la chargée de mission, elle était assistante de direction en CDD dans l'attente d'une titularisation sur concours. Elle a préparé celui-ci, mais l'a raté. Son expérience de six mois à ce poste et ses qualités n'ont pas suffi, tant le niveau est sélectif. Après une grosse déprime, elle a réussi à retrouver de la motivation. Elle vient d'être embauchée chez Rolls-Royce comme assistante de direction… avec un CDI ».

Plus de 90 « contacts »

En 2011, on comptait, au CNRS Alpes, environ 300 fins de CDD dont 50 % de doctorants et post-doctorants, le CDD faisant partie du cursus avant la titularisation sur concours. Il reste donc quelque 150 personnes, dont 91 ont pris contact avec la chargée de mission.