Cécilia Durieu, candidate UMP.
Cécilia Durieu, candidate UMP. - DR

Manuel Pavard

La 4e circonscription peut-elle échapper au PS ? Représenté depuis 1988 par Didier Migaud, puis Marie-Noëlle Battistel, élue en 2010 lors d'une législative partielle, le territoire est fortement ancré à gauche. La candidate socialiste, qui se dit « très prudente », part d'ailleurs grande favorite du scrutin. Pourtant, Cécilia Durieu (UMP) croit fermement en ses chances et pointe le « bilan décevant de la députée sortante », qualifiée de « mauvaise élève : Mme Battistel a été beaucoup moins active qu'un député socialiste moyen avec très peu d'interventions à l'Assemblée. »

Arbitres à gauche et à droite
« Je ne veux pas réagir à ce genre d'attaque, répond Marie-Noëlle Battistel. Mon adversaire ne sait peut-être pas que je siégeais à la commission de la défense, où l'on ne légifère pas. » La députée sortante vante plutôt sa « forte présence sur le terrain et son assiduité. En deux ans, je n'ai manqué que deux semaines. » La jeune candidate UMP, 26 ans, qui met en avant « son expérience professionnelle et sa campagne de terrain », s'engage quant à elle à être une « députée exemplaire et assidue ». Ce duel sera arbitré par Anne Parlange (EELV), forte de ses 12,63 % de 2010, et Jeannine Latreille, investie par un FN au poids croissant dans la 4e. Pour d'autres, tel Yvon Sellier (NPA), il s'agit surtout de « faire passer des idées. Ma candidature anticapitaliste s'oppose à la droite mais vise aussi à ne pas s'endormir devant la gauche, comme en 1981. »Lire p. 6 et 8

Repères

La 4e circonscription regroupe les cantons de Bourg-d'Oisans, Clelles, Corps, Fontaine-Seyssinet, Mens, Monestier-de-Clermont, La Mure, Valbonnais, Vif et Villard-de-Lans. Elle comptait 109 071 habitants en 1999 (recensement Insee).