Aucun des deux projets ne permettra pas de surplomber à nouveau le lac.
Aucun des deux projets ne permettra pas de surplomber à nouveau le lac. - chemin de fer de La Mure

Chantal Féminier

Le Petit train de La Mure ne connaîtra pas avant septembre son nouvel exploitant. Après un premier appel à candidatures infructueux, un deuxième a livré, selon le vice-président du conseil général Christian Pichoud, « deux beaux projets » présentés lundi aux acteurs concernés.

Le train de La Mure... sans La Mure
S'ils se limitent tous deux à la portion amont de la ligne, renonçant à lui restituer sa longueur d'origine, les deux dossiers sont néanmoins très différents : « Le premier, porté par le groupe SNC Lavalin prévoit d'exploiter environ 10 km de voie et de construire un restaurant au Belvédère ainsi que des aménagements touristiques autour des ateliers de maintenance de La Mure. L'autre projet, de la société française Klébert-Rossillon, innove en faisant circuler sur les voies des « vélos-rail » dans lesquels les passagers descendraient de La Motte d'Aveillant au Belvédère (4 km), avant de remonter en sens inverse à bord du train. » Le premier projet pèse 20 millions d'euros et créerait 12 emplois directs, tandis que l'autre, deux fois moins coûteux, exclut La Mure de son exploitation. Or le conseil général a besoin du soutien des communes locales pour boucler son budget. « La balle est dans leur camp… » note le vice-président.

Coupure

La ligne, qui reliait à l'origine Saint-Georges-de-Commiers à La Mure a été coupée en deux par un éboulement le 26 octobre 2010 au-dessus du lac de Monteynard.