Xavier Fabre, DG de Vitamib.
Xavier Fabre, DG de Vitamib. - dr

Directeur général de la PME grenobloise Vitamib, spécialisée dans le financement de l'innovation, Xavier Fabre s'insurge contre le rejet par la direction régionale du travail (Direccte) de la demande d'autorisation de travailler d'Yta (nom d'emprunt). S'il ne licencie pas ce consultant nigérien de 28 ans qu'il a embauché en décembre, il risque des poursuites pénales.
Pourquoi refusez-vous

la décision de la Direccte ?
Elle est moralement condamnable et méconnaît notre réalité. La Direccte se réfère au poste, très vague, de « conseiller en organisation » qui ne correspond pas au métier d'Yta. Il monte des dossiers de financement pour des laboratoires et des entreprises. A la fois scientifique et gestionnaire, il travaille à l'international. Un profil très spécifique et rare. Nous cherchons d'ailleurs deux autres consultants, en vain, depuis janvier.

Pensiez-vous avoir des difficultés en recrutant Yta ?
Pas un instant. Parmi 30 candidats, lui seul correspondait au poste. A Paris, où il travaillait chez un concurrent, il avait une autorisation en règle. Mais il voulait revenir à Grenoble où il a fait un master à l'Institut d'organisation des entreprises. Sauf qu'ici, plus d'autorisation.

Avez-vous un recours ?
Oui, mais il n'est as suspensif. Or, je ne veux pas licencier Yta. Il gère, bien, des dossiers vitaux pour l'entreprise, pour nos clients, mais aussi pour le pays. J'ai rendez-vous mercredi à la Direccte.

Les motifs du refus

Selon la Direccte, l'emploi de « conseiller en organisation » aurait donné lieu en juin 2011 à Grenoble à seulement deux offres d'emploi, contre 47 demandes locales. Une situation qui ne permet pas, pour elle, d'engager un salarié étranger.

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