Vendredi, ils étaient une cinquantaine place Victor-Hugo.
Vendredi, ils étaient une cinquantaine place Victor-Hugo. - M.Pavard / Pleins Titres

Assis en tailleur place Victor-Hugo, Raphaël donne des nouvelles de la mobilisation dans les autres pays européens : « Les manifestants ont été délogés par la police à Barcelone ; ils sont 30 000 à Athènes. » Pascaline enchaîne sur « la nécessité de définir un projet de société alternatif », son voisin s'interroge sur « l'opportunité d'une manifestation nocturne… » Le mégaphone circule de main en main, les prises de parole se succèdent. Commentaire d'un mobilisé de la première heure : « C'est ça la démocratie réelle. »
« Democracia real ya », c'est justement le mot d'ordre des « Indignados », ces dizaines de milliers d'Espagnols, étudiants, précaires, salariés, qui occupent les places des principales villes ibériques depuis maintenant deux semaines.

Lancer une dynamique
A Grenoble, depuis une semaine, ils sont une centaine à se réunir tous les soirs. Le mouvement, impulsé par des étudiants espagnols, a fait tache d'huile, relayé via Facebook, Twitter ou Indymedia. « Il y a un noyau dur mais de nouvelles têtes apparaissent tous les jours, explique Raphaël, 20 ans, en licence d'histoire. Nous sommes ici pour soutenir les manifestants espagnols mais aussi pour lancer une dynamique en France. » Ce vendredi, Coralie est là pour la première fois : « On n'est pas aussi nombreux que sur la Puerta del sol mais j'ai espoir. Nous avons les mêmes problèmes que tous les jeunes Européens : précarité, chômage, mal-logement… Il est temps de mettre à plat ce système injuste ! »

Tout est parti de la Puerta del sol

Depuis le 15 mai, des dizaines de milliers de Madrilènes occupent la Puerta del Sol, place de la capitale, pour protester contre le chômage et les mesures d'austérité. Le mouvement a essaimé dans toutes les grandes villes espagnoles où les « Indignados » (jeunes, salariés, chômeurs) tiennent le pavé pour plus de démocratie.

Mots-clés :

  • Aucun mot-clé