Dès aujourd'hui et jusqu'à dimanche, l'opération « Tous au restaurant » permet aux non-initiés de découvrir, à Grenoble comme partout en France, des tables gastronomiques à petits prix : 20,10 € à midi, 35 € maximum le soir.
Promouvoir la diversité
de la restauration française
Jérémy Bremet, Grenoblois de 25 ans, a ainsi réservé à l'Auberge Napoléon, dont les prix lui semblaient jusque-là « trop élevés ». Il poussera donc pour la première fois la porte du célèbre établissement de la rue Montorge, pour déguster une soupe aux écrevisses, un filet de pintade au beaufort et un crémet des Alpes. « J'ai hâte de voir ce que donne l'approche féminine de la chef Agnès Chotin », lance ce gastronome. Quant à Hugues Deremez, déjà client, il en profitera pour faire découvrir cette adresse à des amis.
Frédéric Caby, maître restaurateur de l'Auberge Napoléon, n'avait cependant pas attendu l'opération pour baisser ses prix : « En fait, j'ai créé le menu à 35 € lors de la baisse de la TVA, avoue-t-il. Certains sont déçus de l'apprendre, pensant faire une affaire. »
Aux Archers, rue du Docteur-Bailly, le directeur Karim Lamarre, qui ne proposait qu'un tarif à la carte, profite de l'opération pour tester une formule de menu, « avec ficelle de foie gras, pavé de morue et parfait à la chartreuse. »
Mais cette semaine vise aussi à faire connaître la diversité de la restauration française. Ainsi, parmi la douzaine d'établissements qui y participent en Isère, certains sont de catégorie plus modeste. Ils sont cependant tenus par les organisateurs de proposer un menu différent ou moins cher, comprenant par exemple une boisson. A La Panse, rue de la Paix, Jean-Luc Delabaere prépare ainsi un repas du soir à 30 €, deux verres de vin inclus. Il promet que celui-ci devrait surprendre ses habitués… Quant au Bistrot Romain, place Grenette, il a conçu un menu complet « sortant de l'ordinaire ». Huit jours : cela laisse le temps de tout tester… W