Nicolas Moreno (au centre) avait été soutenu le 22 janvier à Grenoble par SVP Papa.
Nicolas Moreno (au centre) avait été soutenu le 22 janvier à Grenoble par SVP Papa. - M. Pavard / Pleins Titres / 20 Minutes

«Il s'attendait à cette décision. Vendredi, il m'a dit : c'est foutu d'avance.» Pour Yann Vasseur, président de SVP Papa, qui l'avait soutenu le 22 janvier devant le tribunal, comme pour le principal intéressé, Nicolas Moreno, l'arrêt de la cour d'appel de Grenoble confirmant le jugement en première instance du tribunal de Valence n'est pas une surprise. Celui qui avait fait une grève de la faim pour obtenir la garde de ses deux garçons de 2 ans et 1 an, n'aura pas eu gain de cause. «Je respecte la décision de la cour, qui a écouté les deux parties, a commenté mardi son avocate, Me Anne La Pivert. Mais je ne trouve pas normal qu'une mère décide de mettre 800 kilomètres entre un père et ses enfants.»

Oublier le mot «papa»


Partie vivre cet été dans les Landes, la maman des deux petits garçons en a obtenu la garde (ou résidence principale), Nicolas Moreno ayant, lui, ses enfants un week-end par mois et pendant les vacances scolaires. «Je ne les ai pas vus depuis le 28 décembre, rappelait-il mardi avant de connaître l'arrêt de la cour. En 43 jours, un bambin est capable d'oublier le mot papa.» Il devra attendre le 2 mars pour les accueillir à nouveau durant les deux semaines de vacances d'hiver de la zone B. Le Drômois n'est pas un cas isolé. Dans 76, 8% des cas de divorces en 2010, selon le ministère de la Justice, les juges confient les enfants à la mère. «Il y a des ouvertures, note pourtant Me La Pivert. Il y a un mois, j'ai obtenu une garde alternée…»

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