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Publié le 11 septembre 2012.

Justice Le conseiller régional était jugé lundi à Lyon pour menaces de mort à l'encontre d'un serveur

Calé sur sa chaise, Alexandre Gabriac a perdu peu à peu son sourire. Le jeune conseiller régional, ex-candidat FN à Grenoble aux cantonales de 2011, comparaissait lundi devant le tribunal de grande instance de Lyon. Il est accusé d'avoir menacé de mort le serveur d'un pub lyonnais qui avait refusé de le faire entrer dans son établissement, en mai dernier.
Le parquet a requis deux mois de prison ferme à son encontre et deux mois avec sursis contre l'un de ses amis. « Tant pis si demain sur vos blogs ou gazettes, je me fais taxer de procureur juif, marxiste ou gay », a lâché le procureur dans un réquisitoire particulièrement cinglant. Revenant sur les faits au cours desquels le président des jeunes nationalistes s'est illustré par le passé, il a rappelé qu'une photo de lui faisant le salut nazi avait circulé sur Internet ou qu'il avait fait campagne pour le Gud – organisation étudiante d'extrême droite connue pour son activisme violent.

Un dossier vide ?
« Ces engagements extrémistes sont de nature à engendrer une peur particulière car ils nous ramènent aux heures les plus sombres de l'Histoire, a-t-il insisté. Et nous savons ce que deux hommes à l'idéologie haineuse sont capables de faire par goût de vengeance. » L'avocat du prévenu, lui, a estimé que le dossier était vide. « Il n'y a pas de menaces de mort réitérées, a dit Me Pierre-Marie Bonneau. Les images des caméras de vidéosurveillance ne permettent pas d'en apporter la preuve. La justice est de condamner quelqu'un non pour ce qu'il pense mais pour ce qu'il fait .»
« Je suis victime d'une manipulation et de persuasions médiatiques (sic), a déclaré l'accusé, soutenu à l'audience par une trentaine de sympathisants. Le gérant et le serveur du bar ont refusé de me servir car ils connaissaient très bien mes opinions politiques. » « A la place d'un délit de faciès, on pourrait dire qu'il a été victime de “sales idées” », a conclu Pierre-Marie Bonneau.
Le jugement a été mis en délibéré au 22 octobre.

CAROLINE GIRARDON, à Lyon
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