Pierre-Hugo, comédien, a passé des heures entre les mains de la maquilleuse Alexandra.
Pierre-Hugo, comédien, a passé des heures entre les mains de la maquilleuse Alexandra. - M. PAVARD / PLEINS TITRES / 20 MINUTES

Manuel Pavard

Dans la cour intérieure, des maquilleurs s'affairent sur des comédiens, dessinant visages sanguinolents et plaies purulentes. A l'étage, des zombies s'agitent sur le plateau. Des hôtes inhabituels pour la salle Juliet-Berto, qui accueillait, ce week-end, le tournage du premier épisode de la série d'horreur (voir encadré) Reviviscence.

Réalisme des maquillages
Une trentaine de personnes ont participé à ce court-métrage de 10 minutes, réalisé par le Grenoblois Emmanuel Gramusset. Deux jours de tournage mais « deux semaines de travail en amont » pour Pierre-Hugo, qui tient le rôle « d'un humain mordu par un zombie, en phase de transformation. Jouer un zombie s'avère technique : le personnage est désarticulé, avec une respiration et des grognements particuliers. J'ai repris des techniques apprises b à l'école. » Le comédien de 28 ans a passé de longues heures entre les mains des maquilleurs.
« Le but est d'atteindre le meilleur réalisme possible », explique Anthony, 26 ans, l'un des trois professionnels chargés du maquillage et des effets spéciaux. « On crée un tableau vivant en faisant sortir les traits des comédiens, en créant des blessures au corps et au visage, en posant des prothèses. » Pour lui, « la préparation a débuté une semaine avant le tournage : étude du scénario, discussions chaque soir entre maquilleurs ou avec le réalisateur. » Un travail intensif, récompensé par un résultat final bluffant.

Objectif Gérardmer

Le pilote de Reviviscence, qui lorgne vers la série The Walking Dead, a déjà été tourné fin 2011, à Saint-Martin-le-Vinoux, afin de créer le buzz sur le net. Le premier épisode vise la sélection au festival du Film fantastique de Gérardmer, en janvier, ou à Cannes (catégorie court métrage). Une suite sera tournée en cas de succès.